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Cocaïne : "Quand Macron parle des 'bourgeois des centres-villes', il est à côté de la plaque"

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18.09.2026

Marianne : Vous écrivez à la fin du livre ne pas être certain d’avoir toujours réussi à maintenir la distance professionnelle avec Raphaël. À quel moment avez-vous eu le sentiment de ne plus être seulement l’observateur, mais presque son compagnon de route ?

Alexandre Macé Dubois : Mon métier de journaliste consiste à décrire ce que je vois, sans accuser ni encore moins excuser. J'ai eu à cœur de ne pas juger ses activités parce que ce n'est pas de mon ressort ; je ne suis ni juge ni politique. En revanche, pour mener à bien cette immersion dans le narcotrafic, j'ai dû acquérir sa confiance, l'écouter longuement afin de le pousser dans ses retranchements, pour in fine tenter de comprendre son parcours et comprendre à quoi ressemble le quotidien d'un trafiquant de cocaïne.

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Une immersion suppose d'accepter une forme de proximité et celle-ci peut créer un trouble, j'en ai conscience, mais j'étais là pour raconter son histoire, pas pour participer à son trafic. Cette enquête n'a pas vocation à cautionner ses activités délinquantes, bien au contraire.

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Je pense que si je m'étais contenté de quelques entretiens dans un café, j'aurais conservé une certaine distance mais je n'aurais pas écrit ce livre. L'expression de « compagnon de route » n'est d'ailleurs pas dévoyée puisque nous avons passé de nombreuses heures ensemble en voiture, mais si nous avancions ensemble, ce n'était clairement pas dans la même........

© Marianne