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À quand un réel chien de garde?

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24.07.2026

J’ai été l’avocate de la famille de la fillette de Granby. J’étais là lorsque cette tragédie a bouleversé le Québec et que la commission Laurent s’est mise en branle avec une promesse claire : plus jamais un enfant ne devait tomber entre les mailles du système.

Depuis, une directrice nationale de la protection de la jeunesse et une Commissaire au bien-être et aux droits des enfants ont été nommées. Des rapports ont été déposés et des lois modifiées.

Pourtant, sur le terrain, trop peu de choses ont réellement changé.

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

En protection de la jeunesse, une phrase dans un rapport peut avoir des conséquences immenses. Elle peut mener à la supervision des contacts, au retrait d’un enfant, à une rupture avec un parent ou, dans les cas les plus graves, à un placement jusqu’à la majorité ou à une adoption. Lorsqu’une information est inexacte, qu’un rapport est modifié ou qu’une inquiétude sérieuse est minimisée, l’enfant en subit immédiatement les conséquences.

Pendant que les institutions analysent, enquêtent, recommandent ou attendent, l’enfant, lui, grandit. Il manque des anniversaires. Il change de milieu. Il cesse parfois de voir un parent. Il perd ses repères. Et ce temps-là ne lui sera jamais rendu.

Alors je repose la question : qui surveille réellement la DPJ ?

Sur papier, plusieurs institutions occupent ce rôle : la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), la Directrice nationale, les tribunaux et, désormais, la Commissaire au bien-être et aux droits des enfants.

Le problème est qu’aucun........

© Le Journal de Montréal