Veille stratégique: l’avantage décisif des entreprises de défense
EXPERT INVITÉ. Le secteur canadien de la défense traverse une transformation sans précédent. Pour les PME, les intégrateurs et les investisseurs qui gravitent autour de cet écosystème, la question n’est plus de savoir si les occasions existent, mais si l’entreprise possède la capacité organisationnelle de les anticiper et de mobiliser ses ressources à temps pour les saisir. C’est là que la plupart des entreprises échouent, non par manque d’occasions, mais par absence de fonction de veille stratégique structurée.
L’ampleur du mouvement à suivre
La publication de la Stratégie industrielle de défense (SID) en février 2026 marque une rupture doctrinale majeure: l’exigence d’attribuer 70 % des contrats fédéraux de défense à des entreprises canadiennes d’ici dix ans, adossée à l’engagement du Budget 2025 d’investir 81,8 milliards de dollars d’ici 2030 dans les Forces armées canadiennes. Le principe directeur « Bâtir, collaborer, acheter » privilégie désormais systématiquement la solution souveraine. Un échéancier est déjà fixé pour la mise sur pied de BOREALIS (Bureau de recherche, d’ingénierie et de leadership avancés en matière d’innovation et de science) et la sélection d’un premier lot de projets de recherche financés d’ici le troisième trimestre de 2026, et 357,7 millions de dollars sont confirmés pour l’Initiative régionale d’investissement en défense (IRID) destinée aux PME. Le gouvernement a également créé l’Agence d’investissement en défense........
