Élections Québec 2026: il faut qu’on se parle du mot en «P» en santé
EXPERT INVITÉ. Alors que près du quart des électeurs se sont déjà exprimés par anticipation, à la 34e journée de campagne et moins d’une semaine avant le jour J, il reste un immense éléphant dans la pièce.
Malgré les nombreux débats, les innombrables questions des journalistes et les dizaines de milliers de kilomètres parcourus à droite et à gauche par les cinq principaux candidats, un seul a eu le courage d’utiliser le mot en « P ».
En effet, tout comme le mot en « N », qui est aujourd’hui proscrit, s’ajoute maintenant une nouvelle interdiction : celle du mot « privé », que nous n’aurons bientôt tout simplement plus l’autorisation d’utiliser dans la même phrase que le mot « santé ».
Outre le Parti conservateur, qui propose une collaboration avec le privé si le réseau public ne peut pas soigner à temps, entièrement aux frais de la RAMQ, et du bout de la langue Christine Fréchette, aucun autre parti n’a même daigné avoir la moindre discussion sur le sujet.
Ce n’est tout simplement pas sérieux!
Je rappelle que, pour cette année, le montant accordé à la santé et aux services sociaux est de 69 milliards de dollars (G$), soit 40% des dépenses totales du budget du Québec, l’équivalent d’environ 7700$ par Québécois. C’est une hausse de 2,7G$US ( 4%) par rapport à l’année dernière et, tenez-vous bien, une augmentation de 27G$ depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, il y a huit ans.
Fait intrigant à souligner: le budget de la santé et des........
