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Bourse: peut-on investir au plus haut?

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17.08.2026

EXPERT INVITÉ. Si vous investissez dans les marchés financiers, il y a une question que vous vous êtes forcément déjà posée: est-ce risqué d’investir lorsqu’une action ou un indice inscrit un record? L’intuition semble évidente: acheter au plus haut revient à payer un prix que personne n’a jamais payé auparavant.

Pourtant, l’histoire boursière raconte très souvent le contraire de ce que cette intuition suggère: un record en appelle fréquemment un autre. Le S&P 500 vient encore de le démontrer, en signant sa 27e clôture record de l’année jeudi malgré la guerre en Iran, le retour de la volatilité sur l’IA, la hausse du pétrole et un marché du travail américain qui ralentit.

Faut-il alors célébrer ces sommets ou s’en méfier? La réponse dépend moins du niveau de l’indice que des bénéfices, des taux et de l’horizon de l’investisseur. Synthèse et analyse.

Alors que les commentaires sur la fin de l’exceptionnalisme américain se multiplient, le S&P 500 a terminé jeudi à un nouveau sommet historique, à 7 798,99 points. Le Nasdaq a également renoué avec ses records, porté par le rebond des valeurs technologiques après un mois de juillet beaucoup plus instable.

En Europe, le mouvement a également été remarquable. Le STOXX Europe 600 a inscrit plusieurs clôtures record, tandis que le DAX, le CAC 40, l’Euro Stoxx 50, le FTSE 100, l’IBEX et le FTSE MIB évoluent tous à proximité de leurs plus hauts historiques.

Se pose donc naturellement la question de savoir s’il est encore raisonnable d’investir dans ces indices. Le FOMO — cette peur d’avoir manqué le train — revient dans les conversations, précisément au moment où les marchés semblent avoir déjà parcouru une longue distance.

Mais les nouveaux sommets ne sont pas une anomalie. Ils sont le fonctionnement normal d’un marché haussier : les prix montent, dépassent leur ancien niveau, puis créent mécaniquement de nouveaux records.

Depuis 1950, le S&P 500 a inscrit près de 1 400 clôtures record. Cela représente environ vingt nouveaux sommets par année en moyenne, même si ces records se concentrent naturellement dans les grandes périodes haussières.

Le fait que le S&P 500 ait déjà connu 26 nouveaux records en 2026 n’est donc pas un signal de danger en soi. C’est surtout le signe que, jusqu’ici, les bénéfices, la croissance et la confiance ont été suffisamment solides pour absorber les nombreux risques de l’année.

La vraie question n’est pas : « Sommes-nous trop haut ? » Elle est : « Les fondamentaux qui ont conduit le marché jusqu’ici sont-ils encore présents ? »

Un record peut-il être suivi par un… record ?

Investir à un sommet historique signifie payer un prix que personne n’a jamais payé auparavant. Ce constat suffit souvent à provoquer le doute, voire à inciter les investisseurs à repousser leur décision.

Mais les records sont bien moins rares que l’on ne l’imagine. Les éviter systématiquement reviendrait à se priver d’une part importante des grandes phases de création de richesse........

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