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Une nation d’autos

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07.02.2026

Annoncé en grande pompe en 2022, l’investissement des gouvernements fédéral et ontarien dans la construction d’une usine de batteries pour véhicules électriques (VE) du géant de l’automobile mondial Stellantis et de la coréenne LG Energy Solution à Windsor devait marquer un tournant dans l’histoire centenaire de l’industrie canadienne de l’automobile. Selon Ottawa et Queen’s Park, l’octroi de 1 milliard de dollars en argent public à la première giga-usine de batteries pour VE au pays, assorti de la promesse de milliards de dollars additionnels en subventions à la production, était un gage de confiance en l’avenir de cette industrie clé à l’aube d’une nouvelle ère électrique.

Vendredi, Stellantis a annoncé la vente de sa participation de 49 % dans cette même usine, construite au coût de 5 milliards de dollars, à son partenaire coréen pour l’étonnante somme de… 100 $US. L’entreprise franco-italienne, propriétaire de la marque Chrysler, a aussi dévoilé une charge de plus de 26 milliards $US reliée à l’abandon de ses plans de développement en matière de voitures électriques. Fini, le tout-électrique. Le constructeur automobile effectue un « changement stratégique » visant à favoriser « la liberté de choix » des consommateurs. « Les charges exceptionnelles annoncées aujourd’hui reflètent, en grande partie, le coût d’avoir surestimé le rythme de la transition énergétique, ce qui nous a éloignés des besoins, des moyens financiers et des désirs réels de nombreux acheteurs », a affirmé le........

© Le Devoir