menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Protection de l’enfance : quels modèles d’alimentation ?

15 0
05.10.2026

Dans les foyers de l’aide sociale à l’enfance, l’organisation des repas, très cadrée, peut revêtir un aspect familial.

Dans les foyers de l’aide sociale à l’enfance, l’organisation des repas, très cadrée, peut revêtir un aspect familial.

Certains jeunes s’adaptent facilement aux horaires et aux menus, d’autres adoptent des attitudes défensives.

Certains jeunes s’adaptent facilement aux horaires et aux menus, d’autres adoptent des attitudes défensives.

Leur rapport à l’alimentation est très lié à ce qu’ils pensent de leur mesure de placement et du lieu d’accueil.

Leur rapport à l’alimentation est très lié à ce qu’ils pensent de leur mesure de placement et du lieu d’accueil.

Face aux sujets qui font l’actualité de la protection de l’enfance, faits divers ou réformes, l’alimentation peut apparaître comme une question anecdotique. Pourtant, le contenu des assiettes raconte, à travers une pratique quotidienne incontournable, à la fois la manière dont la collectivité protège, le travail des professionnels chargés de prendre soin des jeunes comme les expériences des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.

C’est ce que montrent les recherches menées dans le cadre du programme ATABLE, soutenu par l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE et la Région Bretagne, par les équipes des laboratoires LiRIS-UR2, Arènes-EHESP et du LABERS-UBO ainsi que l’association « Aux goûts du jour » qui accompagne les foyers d’accueil sur les questions alimentaires.

Les foyers d’accueil donnent accès à un ensemble de ressources : des équipements (cuisine, mobilier, électroménager), de la vaisselle adaptée mais aussi des repas réguliers, consistants et élaborés par les soins de professionnels chargés pour partie à cette activité.

Quatre repas par jour sont systématiquement prévus : petit déjeuner, déjeuner, goûter, dîner. Les déjeuners et dîners contiennent le plus souvent une entrée, un plat de résistance et un dessert. Et ces ressources n’échappent pas aux jeunes dont les expériences familiales sont souvent marquées par la pauvreté.

Pour ceux qui ont appris à gérer les questions alimentaires pour eux, pour leur fratrie et/ou pour leurs parents, le relief de ce qui s’offre dans l’accueil devient révélateur d’un rapport social d’âge et de responsabilité. Angie, 14 ans, témoigne :

« Chez........

© The Conversation