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Presque vingt ans après la loi Pécresse, les universités de plus en plus surveillées au nom de l’autonomie

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On nous avait promis l’autonomie. C’était en 2007, avec la loi LRU, relative aux libertés et responsabilités des universités, dite loi Pécresse. Le mot sonnait bien : liberté, responsabilité, modernité. En cinq ans, assurait-on, les universités prendraient la main sur leur budget, leurs emplois, leur stratégie. On sortirait d’une centralisation pesante. La décision serait plus proche du terrain. Le mot est resté. Le reste, disons-le, s’est épaissi.

Un malentendu s’est installé. Quand une université explique aujourd’hui qu’elle n’y arrive plus, la réponse tombe, presque mécanique : «Mais vous êtes autonomes.» Oui. Et non. Car l’autonomie n’a jamais été une souveraineté. Les diplômes restent nationaux, les droits d’inscription fixés par l’Etat, les grandes missions définies d’en haut. La LRU a surtout transféré des charges : masse salariale, équilibres budgétaires, organisation interne. Plus de responsabilités, incontestablement. Plus de liberté stratégique ? Beaucoup moi

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