Olivier Dhilly, philosophe : «Face à la tentation du “à quoi bon ?” attention aux racketteurs de sens»
C’est un virus qui se propage sans contact. Les masques sont inutiles (mieux vaut même les tomber) ; le confinement, contre-indiqué. Cette maladie de la modernité, épidémie sournoise, s’appelle «nihilisme» – une sorte de «Nihil-26». C’est ce dernier variant que le philosophe Olivier Dhilly, professeur au lycée d’Etat de la Légion d’honneur (Saint-Denis, 93), a passé sous ses binocles pour analyser dans A quoi bon ? Remèdes philosophiques à la perte de sens (éditions Les Léonides, à paraître le 11 mars).
Affection du tempérament et idéologie destructrice, cette passion triste contamine les quidams et les puissants. Le livre est une tentative ambitieuse (parfois catalogue, mais toujours pédagogique) d’en passer en revue les manifestations et d’en proposer quelques antidotes intellectuels. Première prescription : déconfiner les esprits.
Etes-vous «nihiliste» ?
Non, pas vraiment. L’idée du livre est venue d’une demande : celle de refaire, quinze ans après des conférences sur la question du mal, un livre sur ce thème. Je me suis dit que la notion qui pourrait le mieux résumer l’époque était celle de «nihilisme». J’avais en tête la phrase de Nietzsche (1844-1900) : «Dieu est mort : mais, étant donné la façon dont les hommes sont, il y aura peut-être encore pendant des millénaires des cavernes où l’on montrera son ombre – et nous, nous devons encore vaincre son ombre !»
Il poursuit : «Je décris ce qui va venir, ce qui ne saurait plus venir autrement : la monté
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