Municipales : pour atteindre la parité, encore faudrait-il lutter collectivement contre le sexisme en politique
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On appelle ça «aller à la rencontre du citoyen» – variante, «aller sentir le cul des vaches». Soit l’étape incontournable du candidat en période de campagne électorale. Objectif : se montrer «sur le terrain», le sillonner, pour prouver sa proximité (contredire le cliché du personnel politique hors sol, planqué dans sa tour d’ivoire), convaincre, séduire. Les déclinaisons de l’exercice sont connues. Tracter. Faire du porte à porte. Serrer des pognes. Tailler une bavette. Sourire. Pourquoi pas boire un coup, manger un bout. Faire meeting.
En France, Chirac reste le champion indéboulonnable, adepte du bain de foule, des embrassades, des claques dans le dos, des demis sifflés cul sec, de la charcutaille boulottée avec entrain, avec à la clé une réputation d’athlète de la politique, inoxydable et tous terrains – «Ah, l’énergie de Chirac !»
Est-ce de cela dont Théa Fourdrinier a fait les frais, de cette culture de la proximité exigée du personnel politique «avec le peuple», censée s’incarner jusqu’à donner de sa propre personne au sens littéral – son corps ? Dimanche 1er mars, rapporte
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