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Menace du RN : petits arrangements entre politiques dans la salle du bal du «Titanic», par Michel Wieviorka

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27.02.2026

La France est-elle engagée sur le chemin du fascisme ? Il est possible que les processus sociaux et politiques en cours y conduisent. Mais pour l’instant, l’évolution appelle d’autres analyses.

Dans l’Allemagne et l’Italie de l’entre-deux-guerres, le fascisme s’est imposé en conjuguant action légale, électorale et brutalisation violente de la société. Dans un contexte de profonde crise politique, morale et économique, il était porté par une mobilisation populaire prise en charge par une organisation structurée lui fournissant ses orientations idéologiques tout en recourant à la violence. Or à ce jour, un tel mouvement n’existe guère en France, et pas davantage une organisation comparable au PNF de Benito Mussolini ou au NSDAP d’Adolf Hitler.

Pourtant, notre pays se dirige tout droit vers l’accès de l’extrême droite au pouvoir. Mais ni le régime qu’elle promet à ce jour, ni le fil du processus purement politique en cours ne méritent le qualificatif de fasciste, ne serait-ce que parce que la violence n’exerce guère d’influence sur l’ascension du RN, en tout cas pour l’instant : quand elle surgit, elle révulse largement la classe politique, les médias et la population, et est récusée par ce parti. Si demain Jordan Bardella ou Marine Le Pen préside notre pays, ce sera uniquement à la suite d’élections, et non du fait de menées fascistes. Qu’éventuellement se développe ensuite un mouvement fasciste est autre chose.

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