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Louise Tassin, sociologue : «Pour accomplir les basses besognes des politiques d’expulsion, l’Etat s’appuie sur des étrangers»

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«Tu veux que je te dise, moi, je pense qu’il faudrait tous les tuer.» La phrase est prononcée par un jeune policier travaillant dans un centre de rétention administrative (CRA), l’un des lieux qui a vocation à enfermer les étrangers en situation irrégulière en France en vue de leur expulsion. Ses propos n’ont pas été volés, mais adressés à la sociologue Louise Tassin. Leur auteur s’était habitué à la présence de la doctorante derrière les grilles du centre.

Son livre Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa (la Découverte, publié mi-février), est le fruit d’une enquête rare : Louise Tassin, aujourd’hui docteure en sociologie, a passé plus de quatre mois dans ces lieux tenus à l’écart du public et des médias. Son enquête ethnographique met à jour des acteurs souvent oubliés des dispositifs migratoires : des sous-traitants privés, pour beaucoup eux-mêmes issus de l’immigration, dont certains ont été sans-papiers ou risquent de le devenir.

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