Le paradoxe des élections municipales, des partis invisibles, mais omniprésents
Les élections municipales se donnent à voir comme «non partisanes». Les slogans de campagne, souvent interchangeables, sont très éloignés de la grammaire partisane : rassembler, fédérer, «avec vous», «pour vous»…. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’accentue tant la défiance à l’égard des partis est forte, encore renforcée par le chaos politique de la situation institutionnelle actuelle. La place des partis est pourtant plus ambivalente. Ils sont à la fois invisibles et omniprésents.
«Mon parti, c’est ma ville». C’est le mot d’ordre dominant. L’autonomisation à l’égard de la politique nationale perçue comme radioactive est la règle. Les sigles partisans ont disparu des documents de campagne, dans les petites communes bien sûr, mais aussi dans les plus grandes. Rappelons que ce scrutin est peu compétitif dans la majorité des cas : 68 % des communes n’ont qu’une liste à proposer. Mais, même en milieu urbain, les partis sont repoussoirs. Les listes se présentent comme citoyennes ? Y compris quand les partis les dominent.
Le processus n’est pas général. Le label partisan est plus ou moins rentable, en fonction de la configuration locale. Les maires sortants ont tendance à dépolitiser, c’est l’inverse pour les challengers qui souvent politisent et nationalisent. L’apolitisme est plus marqué à droite. Edouard Philippe localise au maximum sa campagne dans sa ville plutôt marquée électoralement à gauche. Même les partis les plus «extrêmes» ont tendance à occulter leur affiliatio
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