La violence des agneaux, par Mathieu Lindon
Si j’ai bien compris, le monde d’aujourd’hui, c’est violence partout, douceur nulle part. Le grand mot, avant, c’était «sécurité» (ou «insécurité»), «violence» a pris sa place, ce qui ne dénote pas une évolution très satisfaisante. Donald Trump et Benyamin Nétanyahou ont leur part dans cette progression-régression : la paix selon l’un n’est pas forcément perçue comme telle au Venezuela ou en Iran (ni aux Etats-Unis), de même que le gouvernement israélien ne serait violent que pour que les Palestiniens ne le soient pas (ou qu’il n’y ait plus de Palestiniens, en tout cas sur ces terres où ils pullulent) – cette violence serait donc en réalité une aspiration à la non-violence qui a cependant du mal à convaincre.
Dans notre douce France aussi, ultradroite et ultragauche semblent passer à la violence supérieure et, d’une façon générale, plus personne dans le pays ne semble à l’abri, même si chacun a son idée de quoi appeler violence. Jusqu’aux ultrariches qu’on a menacé de devoir payer des impôts à la hauteur de leur fortune, comme si le capitalisme avait perdu sa morale. Ce serait d’autant
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