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Episode de chaleur : pendant que les champs brûlent, les politiques agricoles sont à côté de la plaque

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Le thermomètre s’emballe, chacun y va de son commentaire, et rien ne bouge. Ou dans le mauvais sens. Alors que le coup de chaud qui s’abat sur la France, précoce et inédit, pourrait une nouvelle fois être l’occasion de penser une transition qui rend plus résilient face au réchauffement climatique, personnels politiques et syndicats agricoles majoritaires continuent de défendre bec et ongles une agriculture plus intensive, au nom de la souveraineté alimentaire. Tout en dégainant régulièrement un argument censé être massue : les agriculteurs sont les premières victimes du changement climatique et n’auraient donc aucun intérêt à jouer avec le feu.

Rendement des cultures, taille des fruits, productivité voire surmortalité des animaux… si les conséquences précises, tant quantitatives que qualitatives, de ce nouvel épisode caniculaire ne sont pas encore connues, deux chercheurs de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement ont alerté mercredi 27 mai sur «l’impact» de ces conditions climatiques exceptionnelles pour un mois de mai et le manque de préparation des exploitations agricoles. David Renaudeau, directeur de recherche sur les systèmes d’élevage, rappelle par exemple qu’une vache laitière est en stress thermique à partir de 25 °C. Une température au-delà de laquelle sa productivité et la qualité de son lait peuvent diminuer, et même modifier le comportement à venir de ses descendants si elle est gestante. Sans compter le risque d’épizooties, ces maladies........

© Libération