Antisémitisme : la nouvelle dérive de Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon faisant l’imbécile, ce spectacle désolant ne date pas d’hier. Si prompt pourtant à étaler son érudition humaniste, le leader incontesté de La France insoumise n’a, à l’en croire, qu’une seule lacune dans sa culture politique, la connaissance des préjugés antisémites. Et donc, logiquement, même après son nouveau dérapage, devant un public hilare jeudi 26 février à Lyon, Mélenchon feint de ne pas comprendre.
L’affiche du juif au nez crochu incarné selon son mouvement par Cyril Hanouna ? La présidente juive de l’Assemblée nationale allant «camper» à Tel-Aviv ? Jésus crucifié par ses propres compatriotes ? La déformation patronymique d’un nom juif, si chère à Edouard Drumont et Jean-Marie Le Pen ? Mélenchon ne savait pas que c’est raciste. Il est, en somme, le monsieur Jourdain de l’antisémitisme.
Reprenant la même blague qu’Alain Soral bien avant lui, Mélenchon vise le même public, espérant compenser l’électorat perdu après la mort de Quentin Deranque par l’adhésion à cette rhétorique nauséabonde de nouveaux supporteurs souvent invisibilisés dans les sondages – nostalgiques du RN d’avant la dédiabolisation, jeunes musulmans choqués par les bombardements israéliens à Gaza, anciens complotistes pro-Poutine, rien de tel qu’un bon vieux trope antisémite pour attirer tous les antisystèmes.
Que cette tactique ignoble réussisse à sauver la sempiternelle candidature présidentielle du lider maximo ou pas, elle aura déjà incendié toute possible entente entre un parti de gauche et son mouvement, ce qui était probablement le but. Mais comme les rares hommes politiques de gauche qui ont misé sur l’antisémitisme dans la France d’avant-guerre, la dérive calculée de Jean-Luc Mélenchon ne saurait se terminer que dans la marginalité, sinon le déshonneur.
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