«J’aurais voulu voir Khamenei derrière les barreaux, devant la justice de notre pays», par la cinéaste iranienne Maryam Tafakory
Permettez-moi d’aborder un sujet plus urgent que mon travail : ce que vos médias passent sous silence. Je ne vois pas quelle souffrance les films peuvent «guérir» en ce moment (pour paraphraser une réplique de mon film Razeh-del).
J’ai grandi en Iran. J’y ai passé la majeure partie de mon existence. C’est toujours mon pays. Voir la souffrance de mon peuple, de ma famille, de mes amis, être instrumentalisée pour légitimer la guerre, tandis que les médias occidentaux amplifient certaines voix et en effacent d’autres, c’est le cauchemar dans lequel nous vivons.
On trouve rarement dans les médias mainstream français des voix qui s’opposent sans équivoque à la guerre. Au contraire, ils donnent la parole à des célébrités iraniennes qui la justifient, certaines allant même jusqu’à écrire directement au président américain, sachant pertinemment que «l’intervention» qu’elles lui réclament signifie bombarder notre peuple. Samedi, une attaque contre une école primaire de filles dans le sud de l’Iran a tué plus d’une centaine d’enfants.
Je voulais que justice soit rendue
Plus tard, lorsque j’
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