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Alliance, échelle escalatoire et Iran: même un hégémon doit savoir pourquoi il combat

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Tous les deux mois, le directeur des risques globaux et émergents au Centre de politique de sécurité de Genève Jean-Marc Rickli revient sur ce qui change dans notre sécurité

Retrouvez ici toutes ses chroniques

Deux siècles après sa formulation, l’aphorisme clausewitzien sur «la guerre comme continuation de la politique par d’autres moyens» reste d’une brûlante actualité. La guerre est un instrument dont dispose le politique pour poursuivre ses intérêts, à condition que ceux-ci soient clairement définis, car ils déterminent la conduite du conflit et sa stratégie de sortie. La guerre opposant les Etats-Unis et Israël à l’Iran nous en offre un éclairant exemple.

Les buts de guerre énoncés par Washington ont été flous et fluctuants. Il a été question de neutraliser la menace aéro-balistique de l’Iran, ses capacités de production et sa base industrielle, le commandement et le contrôle de ses forces armées, sa Marine et même ses stocks d’uranium enrichi. Fort du succès tactique du premier jour, qui a conduit à l’élimination de l’ayatollah Khamenei et de hauts responsables militaires iraniens, Donald Trump a aussi évoqué un changement de régime, objectif partagé par Benyamin Netanyahou.


© Le Temps