Rima Hassan et le piège de l’apologie du terrorisme
Voici l’un de ces moments dans la vie des démocraties libérales où l’entourloupe a beau sauter aux yeux, on s’y empale quand même avec l’aplomb d’une charge de sangliers. Et c’est ce qui se passe avec le procès de Rima Hassan, poursuivie pour « apologie du terrorisme » après une publication X sur Kōzō Okamoto, survivant du commando responsable du massacre de l’aéroport de Lod-Tel-Aviv en 1972.
Coquetteries militantes
Bien sûr qu’on peut juger atroce de folâtrer avec l’Armée rouge japonaise, l’un des groupuscules les plus hystériquement sanguinaires de l’ultra‑gauche armée des années 1970‑1980 – on lui doit une cinquantaine de morts, dont une dizaine de ses militants exécutés par leurs camarades lors de séances d’« autocritique » dans les montagnes japonaises. Bien sûr, aussi, qu’on peut y voir une de ces sordides coquetteries militantes où la cause, du moment qu’elle est crue et dite pure, autorise tout et pire. Comme on peut tout à fait penser que le logiciel de la « résistance » armée, lorsqu’il vous fait prendre des cadavres pour des accessoires dialectiques,........
