Peut-on sortir indemne des attaques sur les réseaux sociaux ?
On y perd la bataille : on n’a ni le temps ni les moyens de la gagner. C’est ce moment où vous êtes la cible des brigades numériques idéologiques. C’est ce moment où des leaders radicaux, d’un bord comme de l’autre, se déchaînent contre une personne, une opinion, un avis, un journaliste ou autre et l’offrent en pâture. On a beau dire qu’on n’en a pas peur, qu’on y est insensible, qu’on continuera, qu’on rédigera encore sa profession de foi sur le courage et la constance, c’est toujours difficile à vivre.
« En vérité, il en reste toujours quelque chose », m’expliqua avec une pointe d’amertume une amie, brillante journaliste, aujourd’hui cible des Insoumis et de leurs brigades virtuelles volontaires. Ce « quelque chose », c’est le regard un peu fuyant d’une connaissance qui vous croise dans le métro et qui a lu ce qu’on a écrit et viralisé sur vous ; c’est le journaliste qui vient vous interroger sur des « intox » et qui cherche le mot pour ne pas vous braquer ; c’est le voisin qui dit « bonjour » trop vite et s’enfuit presque ; ce sont les proches qui n’en parlent pas au dîner, mais ne cessent d’y penser ; c’est l’ami aidant qui manifeste un enthousiasme trop évident,........
