Ce que cache le couple Mamdani sur le monde arabe
La vertu démocratique de l’Occident ? Sa civilisation ? Le devoir de protéger cette rareté qui offre le droit, le confort et l’art ? Curieusement, ce n’est pas en Occident que l’on entend ces éloges. Ici, de l’Europe à l’Amérique, l’intellectualité pessimiste prime la réalité positive. Louanger l’Occident comme berceau, fleur précieuse et horizon vers lequel on rame pour fuir les barbaries suffit pour se faire taxer d’islamophobe ou de soutien de l’extrême droite.
En voici un exemple, avec ce discours de la vertu de l’Occident qu’on lit dans un brillant éditorial publié dans le journal panarabe Al-Quds al-Arabi, qui paraît à Londres. Dr Ibtihal al-Khatib, universitaire koweïtienne, professeure de littérature anglaise à l’université du Koweït et chroniqueuse connue, y édite un texte étonnant de courage sous le titre « Mamdani face à Al-Joulani ». Le premier est le maire musulman de New York, élu dans le chaos woke, entre montée des communautarismes et raidissement trumpien. Le second est le surnom de guerre d’Ahmed al-Chareh (Abou Mohammed al-Joulani), enfant de la galaxie djihadiste du Proche-Orient et aujourd’hui incarnation restylisée de la « déradicalisation ».
Que raconte la courageuse journaliste ? Que Mamdani, qualifié et célébré par une partie des industries éditoriales du monde musulman comme une victoire de l’islam sur l’islamophobie, est en réalité une victoire de l’Occident sur l’islamisme dans sa barbarie ! « Bien sûr, Mamdani et son épouse constituent un phénomène islamique progressiste important, un phénomène qui contribuera dans une certaine mesure à atténuer l’islamophobie répandue en Occident.........
