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Cet éboueur amasse les trésors dans vos poubelles

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26.07.2026

Le lundi matin, Steve Chartrand ramasse les poubelles devant chez moi. J’ai pris l’habitude de le saluer, lui et ses complices, Daniel et Omar, bien accrochés derrière le camion qui fait le tour du quartier à la vitesse de l’éclair.

J’ai le plus grand des respects pour mes éboueurs. Sur l’échelle des jobs les plus importantes dans une ville, je les place tout en haut. Avant le gars qui déneige mon bout de trottoir ou qui répare les trous dans la chaussée. (Bon, celui-là vient juste après.)

Car la neige fond, elle. Pas nos vidanges.

Sans nos précieux éboueurs, la ville ne serait que puanteur. Elle céderait son territoire aux rats et autres vermines qui ne feraient qu’une bouchée de nos sacs trop pleins. Nous croulerions sous des tonnes de déchets, honteux symboles de nos excès et de notre incapacité à contrôler notre surconsommation.

Voilà pourquoi on ne tolère pas de voir traîner nos maudites vidanges. Elles en disent beaucoup trop sur qui nous sommes. On veut juste qu’elles disparaissent.

« Cachez ce sac que je ne saurai voir ». Comme le Tartuffe de Molière, nous sommes hypocrites et sans cœur face à nos périssables encombrants.

Nous, pollueurs invétérés, gaspilleurs de denrées en tous genres, n’avons aucune idée des exigences du métier de vidangeur qui vient avec son lot d’ingratitude, de saleté et de commentaires disgracieux. Même de la part de proches.

« Mon ex-femme m’a déjà dit : “Toi, pis ta crisse de job........

© Le Journal de Montréal