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Le gros bon sens

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11.03.2026

Je me suis senti interpellé par le texte d’opinion publié le 9 mars dans les pages du Devoir qui juge que l’utilisation du « gros bon sens » comme solution est en fait un aveu d’incapacité.

J’avoue utiliser souvent le gros bon sens comme solution, car le besoin d’analyse et le temps de gestion des demandes qu’on me sert souvent comme prétextes pour prendre autant de temps avant de me répondre sont frustrants.

Attendre plus de 20 heures pour être traité à l’urgence, attendre plus de 45 jours pour obtenir une réponse à une plainte contre un CHSLD, attendre plus de cinq ans pour avoir un procès en dommages-intérêts ne sont que quelques exemples de situations qui m’amènent à choisir le gros bon sens comme solution.

L’incapacité, s’il en est ici, est bien celle de l’État à répondre diligemment à une demande de service faite par un citoyen. C’est pourquoi le citoyen prend sur lui et son gros bon sens pour se dépêtrer.


© Le Devoir