Retrouver le sens du monde
« Nous dénonçons la tenue d’une conférence organisée par le [comité du] Parti québécois de l’Université Laval et demandons son annulation ! Les trois panélistes, Alex Boissonneault, Benjamin Tremblay et Étienne-Alexandre Beauregard, ont un discours traditionaliste, discriminatoire, voire haineux, que nous n’acceptons pas sur nos campus. » Voilà les termes dans lesquels un groupuscule militant appelé Féministes en mouvement de l’Université Laval (FEMUL) dénonçait récemment, sur Facebook, une table ronde devant avoir lieu le 26 mars, donc ce jour même. Elle réclamait alors son annulation.
Outre sa formulation plutôt humoristique pour toute personne étrangère à cette militance de campus (qu’est-ce qu’un discours « traditionaliste » et en quoi mérite-t-il d’être interdit ?), ce qui me frappe dans cette demande, c’est son autoritarisme puéril (« nous n’acceptons pas ») et son impudence. Facebook et les réseaux sociaux sont devenus les chaires virtuelles d’où un nouveau clergé, qui se croit investi du privilège divin de détenir seul la vérité, lance ses anathèmes et ses condamnations sans appel. Ces invectives sacerdotales ne devraient pas avoir plus d’effets que les annonces répétées, tous les matins sur Truth Social, de la défaite définitive et absolue du régime iranien !
Ce qui est tout de même un peu inquiétant, ou plutôt attristant, c’est le fait que ce groupuscule et sa demande d’annulation aient reçu le soutien du Regroupement des........
