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C’est la lumière du matin qui est la plus importante, dit la science

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12.03.2026

Commentaire sélectionné parmi les réponses au texte « Pour le changement d’heure » sur le site Web du Devoir, le 11 mars 2026

L’auteur dit être en désaccord avec « ceux qui prétendent que l’heure dite normale est meilleure pour la santé ». Les gens auxquels il fait référence sont notamment des scientifiques spécialistes des rythmes biologiques et des effets de la lumière sur la santé. Ils ne « prétendent » rien, il ne s’agit pas d’une opinion ; ils basent leur recommandation sur l’énorme littérature scientifique sur cette question.

L’auteur dit que « manquer de lumière en début ou en fin de journée, ce n’est pas la même chose » : vrai, mais à l’inverse de ce qui est soutenu. Ce n’est pas parce qu’on est plus reposé le matin qu’on va mieux « affronter le désagrément de l’obscurité ». En fait, à l’heure avancée, le corps n’est pas encore prêt le matin. Avec l’heure avancée à l’année, on aurait plus d’accidents, et plus de problèmes en classe, notamment chez les ados. L’auteur dit que le matin « on est en attente de lumière » : oui, mais justement parce qu’on a besoin de la lumière du matin pour ajuster nos horloges et notre physiologie à l’heure solaire, ce qui est bénéfique pour la santé et survient mieux à l’heure normale. Tout le passage sur le corps trop fatigué en fin de journée pour supporter les effets de la noirceur n’est appuyé par rien dans la littérature scientifique. Il est vrai que la dépression est un grave problème dans nos sociétés, qui est exacerbé l’hiver. Or ça serait pire avec l’heure avancée à l’année : la lumière du matin est particulièrement importante dans ce contexte. Par exemple, un traitement effectif pour de nombreuses personnes sujettes à la dépression saisonnière est l’exposition à de la lumière vive… le matin !

Les sociétés de spécialistes des rythmes biologiques, de la lumière ou du sommeil au Canada et dans le monde sont unanimes, sur la base des connaissances scientifiques, à appuyer l’adoption de l’heure normale à l’année.


© Le Devoir