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Un oui qui ressemble à un non

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09.10.2026

Alors que le premier ministre désigné réfléchit à la formation de son Conseil des ministres, il y a un dossier dont aucun des candidats à une limousine ne doit souhaiter hériter : la réforme du mode de scrutin.

Dans les 50 dernières années, tous ceux à qui on a confié cette mission impossible, de Robert Burns à Sonia LeBel, en passant par Benoît Pelletier et Jean-Pierre Charbonneau, se sont fait couillonner aussi invariablement que ceux à qui on avait demandé de mettre les médecins au pas en les assurant qu’ils avaient l’appui indéfectible de leur gouvernement.

Malgré ces échecs, chaque nouveau ministre responsable de la Réforme électorale reprend le flambeau avec le même enthousiasme, tentant de se persuader que cette fois sera la bonne. Quand on rappelait à l’ancien ministre de la Santé Christian Dubé que tous ses prédécesseurs avaient été largués par leur premier ministre, lui aussi semblait convaincu que François Legault ne le laisserait pas tomber.

Sans surprise, les résultats des élections de lundi dernier ont remis le sujet à l’ordre du jour, même si on a vu des distorsions plus choquantes dans le passé. La grande perdante est évidemment la Coalition avenir Québec (CAQ), complètement rayée de la carte même si elle a obtenu 13 % du vote, alors que Québec solidaire (QS) a fait élire 9 députés avec 12 %.

Certains n’y verront qu’un juste châtiment pour la promesse........

© Le Devoir