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Chronique|In absentia Michel David

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27.09.2026

Pour des raisons qui lui appartiennent, le chef du PCQ, Éric Duhaime, a décidé d’annuler l’entrevue qu’il devait accorder à l’équipe éditoriale du Devoir, après avoir d’abord accepté son invitation. Cela est bien malheureux, mais la bonne nouvelle est qu’il reste suffisamment de temps d’ici la fin de la campagne pour lui permettre de répondre à quelques-unes des questions que nous aurions aimé lui poser.

L’élection d’un gouvernement péquiste majoritaire qui pourrait imposer la tenue d’un référendum sans l’appui d’un autre parti étant maintenant une réelle possibilité, il ne sera peut-être plus possible pour M. Duhaime d’enfermer les autobus du Oui et du Non dans un garage barré à double tour. Dans ces conditions, ne serait-il pas normal que les électeurs fédéralistes aient l’assurance qu’il se rangerait dans leur camp d’ici le 5 octobre ?

On comprend que sa préférence va à une plus grande autonomie du Québec au sein de la fédération canadienne qui ressemble beaucoup à la « troisième voie » que proposait la CAQ, dont il attribue l’échec à son « absence de vision et de conviction ». Sur ce point, il paraît difficile de le contredire.

La stratégie conservatrice pour donner au Québec un « véritable rapport de force, qui le mettrait à l’abri des intrusions fédérales et renforcerait ses pouvoirs, repose sur une alliance avec les forces autonomistes ailleurs au........

© Le Devoir