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L’art de regarder le golf à la télé

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17.04.2026

S’il existait un instrument pour mesurer l’intensité de la ferveur sportive d’une nation, l’aiguille de cet hypothétique appareil aurait probablement atteint, quelque part entre le mardi 7 avril et le dimanche suivant, les 8,5 degrés sur l’échelle de Hamelin.

Ce mardi-là, alors que le président de la république voisine, un homme qui a le doigt sur le piton atomique, promettait d’éradiquer l’antique civilisation persane, les Québécois, qui ont le sens des priorités, n’en avaient que pour le cinquantième but de ce que les États-Unis ont présentement de mieux à nous offrir : Cole Caufield.

Certains déséquilibres psychiques font paraître plutôt saine et bon enfant, en comparaison, la passion de notre petit peuple pour les plus brillants exploits de sa Sainte-Flanelle. Qui l’aura fait attendre jusqu’au jeudi, finalement…

Et contre le Lightning, au Centre Bell, quel match ! Non seulement le but de Caufield, servi par son magnifique capitaine, était un morceau d’anthologie parfaitement huilé, mais le Canadien, ce soir-là, a montré à la planète Hockey qu’il était prêt pour la guerre. Je sais bien que les gens sérieux dans mon genre ne sont pas censés apprécier un tel spectacle, mais comment ignorer la brutale leçon pugilistique servie par Josh Anderson au dénommé Declan Carlile ?

Sur l’échelle de Hamelin, une seule personne a mieux boxé qu’Anderson ce soir-là : Leïla Beaudoin, qui, pendant que les Glorieux mettaient la table pour une série Canadien-Lightning, réussissait par décision unanime, contre l’Argentine Victoria Bustos au Casino de Montréal, son retour sur le ring. Après sa courageuse tenue........

© Le Devoir