«Dérisquer» l’innovation climatique pour que le Québec devienne un moteur de la transition
Alors que de nombreuses technologies émergentes démontrent un fort potentiel pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou renforcer la résilience climatique, peu parviennent à franchir les étapes critiques vers leur commercialisation. La faute, selon moi, à un écosystème de financement encore trop rigide, trop lent, et souvent perçu comme trop risqué par les investisseurs publics comme privés.
Trop d’initiatives prometteuses restent bloquées au stade du prototype ou du projet pilote, faute d’un appui rapide, souple et aligné sur les réalités du terrain. Cela freine non seulement l’innovation, mais aussi la transition vers une économie plus verte et résiliente.
Forte de mon expérience à la tête d’initiatives destinées à accélérer les solutions climatiques concrètes, je fais appel à une nouvelle approche : réduire les barrières à l’accès au financement, favoriser des mécanismes agiles et créer un climat propice à l’expérimentation, au partenariat et à la prise de risque calculée.
Il est important de comprendre que l’innovation technologique ne s’oppose pas aux efforts de sobriété ou de transformation des comportements : elle les complète. Ces approches doivent avancer de concert pour répondre efficacement à l’urgence climatique.
Il est utopique d’imaginer que 8 milliards de personnes, qui ont des réalités culturelles, économiques et géographiques très différentes, agiront en parfaite synchronisation. C’est précisément là que l’innovation devient une réponse pragmatique et inclusive. Elle permet d’envisager un avenir........
