menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Accros au bitume et à l’essence

19 0
14.04.2026

Jeudi se tiendra la cinquième édition du Sommet climat Montréal, un rendez-vous annuel réunissant des représentants politiques, des organisations privées et publiques, du monde du milieu communautaire, de l’économie sociale et de la société civile, entre autres. Tous ces gens seront réunis pour discuter des moyens à mettre en œuvre pour agir collectivement sur les effets du dérèglement climatique dans la grande région de Montréal.

Ce sera aussi l’occasion de faire le bilan de l’action climatique des cinq dernières années. Beaucoup de gestes ont été faits en son nom, et de belles initiatives ont vu le jour. Le bilan est somme toute positif, tant du côté des gouvernements de proximité que des acteurs privés et de la société civile.

Mais ce qui dominera les discussions, ce sera le recul généralisé des États et l’affaiblissement de la démocratie climatique mondiale. Alors que les gouvernements de proximité vivent directement les impacts des aléas climatiques et tentent de garder la tête hors de l’eau, les États font marche arrière dans toutes les directions, invoquant le contexte économique et la sécurité mondiale.

C’est comme si tout avait été parfaitement synchronisé. On pourrait croire qu’ils attendaient tous ce moment précis pour reculer et trouver une excuse en or pour justifier leur retour en arrière. Le narratif est précis, presque trop bien orchestré pour avoir l’air improvisé. Des tarifs douaniers jusqu’aux décisions climato-négationnistes trumpiennes, en........

© Le Devoir