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Le déplacement d’église au XVIIIe siècle

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15.09.2026

Chaque semaine, Le Devoir offre un espace aux artisans d’un périodique. Cette semaine, nous vous proposons la version écourtée d’un texte paru dans la revue Cap-aux-Diamants, no 166 (été 2026).

Depuis plusieurs années déjà, différents acteurs de la société civile tentent d’établir si les habitants du territoire québécois ont, dans le passé, été aux prises avec des bouleversements d’ordre naturel. L’importante disponibilité des sources, produites dans la deuxième moitié du XIXe et au XXe siècle, nous permet de répondre en grande partie à cette interrogation.

Cela diffère pour la période préindustrielle en raison de la rareté des témoignages manuscrits directs. Pour pallier cette carence, le recours aux archives religieuses s’avère indispensable. Elles nous permettent de décrire la situation pour les lieux de culte aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Lorsqu’elles sont construites le long des côtes, les églises sont parfois exposées à l’érosion qui menace constamment les berges du fleuve. Puisque l’érosion est un phénomène qui évolue lentement, les observations se confirment après plusieurs années. À Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille (situé sur l’actuel territoire de Montmagny), l’évêque de Québec, Mgr Henri-Marie Dubreil de Pontbriand, mentionne lors de sa visite paroissiale de........

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