Du bouclier contre l’inflation à un cadre financier sous pression
À l’approche des élections québécoises 2026, le fiscaliste Luc Godbout fait un retour sur les promesses électorales de 2022 dans cette synthèse d’un chapitre publié dans le livre Bilan du gouvernement de la CAQ (2022-2026)1.
À la veille des élections de 2026, retour sur les promesses électorales d’il y a quatre ans.
Dans le contexte postpandémique de 2022, malgré la situation budgétaire déficitaire, tous les partis politiques ont pris de nouveaux engagements financiers. S’il est légitime pour un parti politique de prendre des engagements en matière de fiscalité, qu’il s’agisse de hausses ou de baisses, ces choix fiscaux entraînent nécessairement des conséquences sur les recettes de l’État, et, par ricochet, sur les services publics, le solde budgétaire ainsi que la politique de réduction de la dette par l’entremise du Fonds des générations.
Dès les premiers jours de la campagne, François Legault y allait d’un plan visant à protéger le pouvoir d’achat des ménages. Il s’agissait d’un bouclier contre l’inflation articulé autour de quatre mesures, soit : une somme ponctuelle pour le coût de la vie ; une baisse de l’impôt sur le revenu ; une majoration du soutien aux aînés ; et un plafonnement des tarifs gouvernementaux à un maximum de 3 % pour les quatre prochaines années.
La CAQ........
