Pour un Québec abordable
Les solutions au problème du logement ne passent pas toutes par la construction de nouvelles unités, selon Jean-François Tremblay, pour qui l’abordabilité doit être le prochain grand chantier du Québec.
Au cours des huit dernières années, le prix moyen d’un 4 ½ est passé d’environ 800 $ à 1600 $. Le salaire moyen, lui, n’a pas doublé. Le salaire minimum encore moins.
Le logement est devenu un fardeau financier pour les ménages québécois. Le Québec a frappé le mur de l’abordabilité. Et l’itinérance en est devenue le symptôme le plus brutal.
Ce qui est inacceptable dans une société comme la nôtre, c’est que nous avons développé suffisamment de filets de sécurité pour ne plus laisser des chiens et des chats abandonnés dehors. Mais pas assez pour empêcher des êtres humains de se retrouver à la rue, faute de refuges, de logements de transition et de logements abordables. C’est de l’évitement social.
Quand j’entends dire que la crise du logement est derrière nous, je me dis une chose : quand on regarde les yeux fermés, on réussit à ne rien voir. La crise n’est pas terminée. Elle a changé de visage. C’est maintenant une crise d’abordabilité. Plus difficile à soigner, mais pas insurmontable.
Il faut agir ensemble : le marché, la société........
