Notre journaliste Sophie Souchard fouille cette quinzaine, pour sa chronique ENTRE LES LIGNES, les frondaisons du sous-bois voisin, défrichant des écritures organiques attachées à cet autre langage du vivant : celui de la forêt.
Et si écrire, c’était se perdre en forêt ?
Ils ont rangé la forêt. Comme chaque jour, je gravis le talus au fond du jardin et j’entre dans le bois. Après quelques mètres, je m’arrête net : des flaques de copeaux sont apparues sur le sol, là, disséminées entre les feuilles mortes d’où percent quelques herbes tendres, des traînées de sciure claire. Je lève les yeux : l’arbre-escalier a disparu ! C’était un très grand pin à l’écorce bourrelée. Légèrement penché, le tronc s’était modelé au gré des années de creux et de bosses, semblables à des marches naturellement percées dans la roche. Le perron de quelque créature arboricole ?
Écrivain et philosophe
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