De Barbès à la porte de Clignancourt, les espoirs malmenés des vendeurs de cigarettes algériens
Dans le nord de Paris, les vendeurs de cigarettes à la sauvette mènent une vie sous le signe de la précarité et de la débrouille. Surnommés harragas en arabe dialectal – ceux qui « brûlent » les frontières et leur passeport pour traverser la Méditerranée en barque –, ces jeunes hommes fuient le chômage et les petits boulots sous-payés. Mais à Paris, ils doivent composer avec le harcèlement policier, l’angoisse de l’expulsion et une situation économique des plus fragiles.
Durant toute son enfance à Annaba, la........
