« C’est le service public qui se défend contre l’État » : 7 500 agents du conseil départemental du Val-de-Marne portent plainte pour harcèlement moral institutionnel
L’intersyndicale a déposé plainte au nom de 7 500 agents du conseil départemental du Val-de-Marne, pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui », annonce France Inter, ce lundi 28 septembre. Jointe par « l’Humanité », la CGT locale alerte sur une explosion des « remontées d’agents depuis que le conseil départemental est passé à droite », en 2022.
En charge de la protection de l’enfance, des crèches et collèges, du revenu de solidarité active (RSA), mais aussi des aides aux personnes âgées ou handicapées, 7 500 agents du conseil départemental du Val-de-Marne veulent lutter pour leurs droits. Une plainte d’une ampleur rare a été déposée par une intersyndicale (CGT CD 94, Ugict-CGT, CFDT Interco du Val-de-Marne, FSU SNUTER 94) en leur nom, eux qui s’estiment victimes d’un harcèlement moral institutionnel, a révélé, lundi 28 septembre, France Inter.
Contactée par l’Humanité, la CGT CD 94 fait état d’un nombre alarmant de « remontées des agents depuis que le conseil départemental est passé à droite » en 2022, après quarante-cinq ans sous le pavillon communiste. C’est pourquoi la plainte enregistrée le 22 septembre au pôle social du parquet de Paris vise le président du conseil départemental, Olivier Capitanio (les Républicains, LR), et le vice-président chargé des ressources humaines et des affaires juridiques, Julien Weil. Des directeurs généraux et des directrices générales sont aussi visés, portant le total à huit personnes.
« Homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui »
« C’est le service public qui se défend contre l’État, a estimé Christelle Mazza, avocate de l’intersyndicale,........
