Comment des citoyens résistent à l’ICE de Donald Trump
Depuis plusieurs mois, les « ICE Watchers » filment, documentent et tentent d’entraver les actions de la police de l’immigration américaine. Une tradition ancienne qui a pris de l’ampleur face aux politiques de Donald Trump.
Des hommes vêtus de blousons noirs patrouillent dans les rues avec des armes à feu. Des quartiers de Philadelphie ont vu cette scène se répéter pendant plusieurs semaines. Les images étaient partagées sur les réseaux sociaux. Ces militants noirs états-uniens se réclament du Black Panther Party (BPP), un mouvement révolutionnaire de libération afro-américain d’inspiration marxiste-léniniste formé en Californie en 1966.
Avec leurs fusils d’assaut visibles – ce qui est légal en Pennsylvanie si l’on détient un permis de port d’arme –, ils sont un des exemples les plus spectaculaires d’opposition à la police de l’immigration. Mais d’autres groupes d’« ICE Watchers », des observateurs de la police de l’immigration (ICE, pour Immigration and Customs Enforcement), agissent dans tout le pays.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump...
Des hommes vêtus de blousons noirs patrouillent dans les rues avec des armes à feu. Des quartiers de Philadelphie ont vu cette scène se répéter pendant plusieurs semaines. Les images étaient partagées sur les réseaux sociaux. Ces militants noirs états-uniens se réclament du Black Panther Party (BPP), un mouvement révolutionnaire de libération afro-américain d’inspiration marxiste-léniniste formé en Californie en 1966.
Avec leurs fusils d’assaut visibles – ce qui est légal en Pennsylvanie si l’on détient un permis de port d’arme –, ils sont un des exemples les plus spectaculaires d’opposition à la police de l’immigration. Mais d’autres groupes d’« ICE Watchers », des observateurs de la police de l’immigration (ICE, pour Immigration and Customs Enforcement), agissent dans tout le pays.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump s’est largement appuyé sur cette agence, qui est devenue le visage de sa politique anti-immigration. Elle dépend du département de la Sécurité intérieure et a été créée après les attentats du 11 septembre 2001. Ces deniers mois, elle a été vivement critiquée pour ses méthodes : les agents sont souvent masqués et ne disposent pas de numéros pour les identifier, lui valant d’être surnommée « la milice » par les opposants au président.
Le nombre de ses agents a plus que doublé cette année, pour atteindre 22 000. Et son budget est passé de quelque 6 milliards de dollars il y a dix ans à 10 milliards de dollars aujourd’hui. Elle dispose en plus de près de 75 milliards de dollars qu’elle peut utiliser sur quatre ans. C’est désormais l’agence de forces de l’ordre dotée du budget le plus important (celui du FBI était d’environ 10 milliards de dollars en 2025).
Sur cette enveloppe, 45 milliards sont destinés aux centres de détention pour migrants, dont le nombre a également augmenté. Les conditions d’incarcération sont souvent dénoncées, et l’étaient déjà avant que Donald Trump ne devienne président. Mais la situation s’est aggravée depuis. En 2025, 32 personnes sont mortes alors qu’elles étaient détenues par l’agence, le plus important nombre de décès en vingt ans.
Surveiller les quartiers
Officiellement, le gouvernement dit vouloir arrêter les étrangers sans titre de séjour et les criminels. Mais de nombreuses arrestations de personnes en règle, voire de citoyens états-uniens, ont été dénombrées. Après le pic de janvier et les assassinats de Renee Good et Alex Pretti par des agents fédéraux, le gouvernement a reculé, comme en témoignent le limogeage de la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, en mars, et la........
