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Ghosn se voit refuser une nouvelle demande de libération

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22.01.2019

Carlos Ghosn, sous les verrous depuis plus de deux mois à Tokyo, avait promis de rester au Japon s’il était remis en liberté. Hélas pour lui, ses arguments n'ont pas convaincu la justice japonaise.

Croquis d'audience représentant Carlos Ghosn et réalisé par Masato Yamashita, lors de l'audience du Franco-Libano-Brésilien le 8 janvier 2019 à Tokyo / JIJI PRESS/AFP

Le tribunal de Tokyo a annoncé mardi 22 janvier le rejet d'une nouvelle demande de libération sous caution de Carlos Ghosn, patron déchu qui n'entrevoit pas la fin de sa détention provisoire.

Carlos Ghosn, sous les verrous depuis plus de deux mois à Tokyo, avait promis de rester au Japon s'il était remis en liberté. Hélas pour lui, ses arguments n'ont pas convaincu la justice japonaise.

Carlos Ghosn dans les méandres du système judiciaire japonais

Celui qui est encore, en titre du moins, PDG de Renault, est sous le coup de trois inculpations, pour abus de confiance et autres malversations financières.

Sa détention provisoire court pour le moment jusqu'au 10 mars, et elle peut être prolongée chaque mois.

Une autre demande de libération sous caution avait déjà été rejetée en première instance, puis en appel, la semaine précédente.

Le principal avocat du dirigeant de 64 ans, Motonari Otsuru, avait choisi de déposer un nouveau recours en modifiant l'argumentaire, en vain.

Il a encore la possibilité de faire appel de cette décision de mardi pour donner une nouvelle chance à son client. Mais de l'avis même de Motonari Otsuru, Carlos Ghosn encourt le risque de rester incarcéré « jusqu'à l'ouverture de son procès » qui n'aura pas lieu avant des mois.

Carlos Ghosn avait pu brièvement défendre sa cause au début du mois au tribunal, lors d'une comparution exceptionnelle à sa demande. Amaigri et menotté jusqu'à l'entrée dans la salle d'audience, il s'était dit « faussement accusé », démentant les allégations point par point.

Le tribunal a jusqu'à présent justifié la privation de liberté de Carlos Ghosn par un risque de dissimulation ou destruction de preuves et de fuite.

Les procureurs ont argué auprès du juge que Carlos Ghosn, qui passait le plus clair de son temps à l'étranger, pourrait être tenté de se soustraire à la justice japonaise.

Le charismatique dirigeant avait promis ce week-end d'être à la disposition totale des juges et proposé d'être placé sous bracelet électronique, mais ce dispositif, assez courant en France, n'existe pas au Japon.

Il avait en outre encore........

© La Croix