Le Frost n'est pas le même animal en séries

Du beurre et de la margarine. 

Lance et Compte et Les Boys.

Le commentateur haïtien et Palé hockey.

Toutes des choses qui ont des ressemblances, mais qui ne sont pas pareilles. Certains vont préférer l’un, d’autres l’autre.

C’est la même chose avec la saison régulière et les séries éliminatoires.

Certaines équipes vont mieux performer sur le long terme. D’autres vont dominer en séries. C’est ce qui se passe avec la Victoire de Montréal et le Frost du Minnesota.

Et ce n’est pas comme si je ne vous avais pas avertis !

Minnesota a beau avoir fini troisième en saison régulière, c’est une équipe dure à battre en séries éliminatoires. La Victoire a marqué quatre buts à sept occasions au cours de la saison régulière. Les sept fois, ça a été suffisant pour que l’équipe remporte le match.

Pas en séries contre le Frost.

Laura Stacey a marqué trois buts. Abby Roque et Marie-Philip Poulin ont obtenu deux points chacune. Pourtant, en amont, on disait que la profondeur de Montréal allait les aider cette année.

Pas en séries contre le Frost.

Ann-Renée Desbiens a joué 25 parties cette saison et a accordé deux buts et moins à 24 reprises.

Pas en séries contre le Frost.

Et je ne suis pas en train de dire que c’est de la faute à Desbiens. Malgré un ou deux buts qu’elle aimerait sûrement revoir, si ça n’avait pas été de son brio, particulièrement en début de deuxième face à Taylor Heise, le match aurait pris une tournure bien différente.

Mais la réalité demeure.

La saison et les séries ne sont pas la même chose.

Combien de commentaires de partisans ai-je lus défendant le choix de la Victoire et mentionnant que l’attaque du Frost ne leur faisait pas peur à cause de la gardienne montréalaise ?

Pourtant, Minnesota a marqué cinq buts. Ce sont deux de plus qu’après quatre parties contre Montréal en saison régulière. Les attaquantes du Frost entraient en zone adverse comme si c’était........

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