Par moment, ça allait vite contre Celebrini
Depuis les Jeux olympiques, Macklin Celebrini attire les foules partout où il passe et le Centre Bell ne fait pas exception. Apparemment, les billets à un prix raisonnable étaient difficiles à trouver sur les sites de revente.
Ceux qui se sont déplacés pour voir à l’œuvre le jeune prodige des Sharks sont repartis à la maison le cœur en fête. Ceux qui souhaitaient voir le Canadien savourer une douce revanche, deux semaines après s’être incliné à San Jose, devront attendre à l’an prochain.
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Après s’être moqué la plupart du temps de ses adversaires lors de la visite du Canadien en sol californien en récoltant quatre points, Celebrini en a ajouté trois à son dossier.
Deux buts et une passe, sur le filet gagnant, qui ont mené les visiteurs à une victoire de 4 à 2.
« On a joué avec trop de risques. Surtout quand le numéro 71 était sur la glace », a fait valoir Martin St-Louis, après la rencontre.
« Il est comme Connor (McDavid). Il joue avec du rythme et sur chaque jeu disputé, il décolle, a-t-il également déclaré. Il faut être plus prudent quand il se trouve sur la patinoire. Surtout que le jeu de transition des Sharks est ultrarapide. Il n’y a pas beaucoup de structure qui peut résister à ça. »
Cette autre soirée productive de Celebrini est d’autant plus spéciale qu’elle est survenue malgré le fait que le Tricolore possédait le dernier changement. Ce qui signifie que le jeune homme se fout bien de qui se trouve devant lui.
Le pire, c’est que le nombre d’occasions de marquer dangereuses n’a pas été si élevé. Les Sharks en ont obtenu 11 contre 8 pour le Tricolore. En fait, ce qui a coulé les Montréalais, ce sont les tirs de loin.
C’est de cette façon que Mario Ferraro et Collin Graf (en faisant dévier le tir de Celebrini) ont touché la cible deux fois en 4 mins 24 s. Deux buts inscrits sur deux présences consécutives du trio de Philip Danault, Josh Anderson et Alexandre Texier. Rappelons que ce dernier remplaçait Brendan Gallagher, laissé de côté pour la première fois depuis janvier 2013.
« Que tu joues une défensive homme à homme ou une défensive de zone, il faut que tu bloques les tirs des poignets, que tu te places dans la ligne. Ce ne sont pas des tirs sur réception », a fait valoir St-Louis.
Sur le premier, Texier est le fautif (pendant que Danault et William Eklund semblent voiler la vue de Dobes). Sur le second, c’est Danault qui laisse le champ libre à Celebrini.
Une scène terrifiante
Le rythme de Celebrini et des Sharks a grandement fait contraste avec celui du match. Deux révisions vidéo, quelques ennuis au banc des chronométreurs et une blessure terrifiante à Igor Chernyshov, dès la 28e seconde du match ont fait s’étirer le match en longueur.
Victime d’un accrochage accidentel avec Mike Matheson, l’attaquant des Sharks a lourdement chuté face première sur la glace. Visiblement sonné, il a tenté de se relever à deux occasions avant de retomber chaque fois.
« Voir un gars essayer de se relever et tomber, ce n’est pas quelque chose qu’on aime voir. Ce n’est pas plaisant du tout », a soutenu Matheson.
Après le match, le département des communications des Sharks a laissé savoir que Chernyshov avait obtenu son congé de l’hôpital à temps pour accompagner son équipe à Ottawa, où les Sharks affrontent les Sénateurs dimanche.
Les partisans du Canadien, eux, ont retenu leur souffle en voyant Ivan Demidov chuter bizarrement dans un coin de patinoire à la suite d’un contact avec Shakir Mukhamadullin.
Grimaçant en raison de ce qui semblait être une blessure à une jambe, la recrue est retraitée au vestiaire quelques instants. Toutefois, elle est demeurée dans le match.
