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Il a fallu de la broche, mais ça a tenu

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07.03.2026

LOS ANGELES | Cette fois, ça a tenu. Le Canadien est parvenu à protéger son avance, alors que les Kings tentaient le tout pour le tout avec six patineurs dans la dernière minute de jeu.

En l’emportant 4 à 3, le Tricolore a mis un terme à une séquence de neuf revers face aux Kings. Encore plus important, il rentrera à Montréal, dimanche, avec une récolte de trois points sur une possibilité de six.

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Soyons honnêtes, par contre. Ce n’était pas parti pour ça. Surtout pas après n’avoir décoché qu’un seul tir au but en première période (contre 16). Une première depuis le 25 novembre 2023, contre ces mêmes Kings.

« C’est difficile d’aller chercher du momentum quand tu dois tuer trois punitions », a fait valoir Martin St-Louis, après la rencontre.

D’ailleurs, l’entraîneur-chef du Tricolore a eu beau marteler au cours de cette semaine passée en Californie que ses hommes « se tiraient dans le pied » et qu’ils étaient « têtus » en refusant de rejeter la rondelle profondément en zone adverse.

De la façon dont ses hommes se sont comportés au cours des 40 premières minutes, c’était à se demander si le message allait finir par passer.

Le premier but du match, inscrit par Anze Kopitar, fut directement le fruit d’un revirement commis à la ligne bleue des Kings sur une tentative de passe en retrait de Brendan Gallagher à Noah Dobson.

Sur celui de Samuel Helenius, qui fut finalement refusé, la séquence est née d’une autre bévue à la ligne bleue adverse et d’une erreur d’Arber Xhekaj en zone neutre.

Puis, soudainement, les Montréalais ont eu comme une épiphanie et se sont mis à se fier davantage à leur échec avant.

« On était assurément moins têtus », a lancé St-Louis, tout de même incertain de l’amélioration de sa troupe dans la gestion du risque.

Encore du travail à faire

Parions que cela fera partie des aspects du jeu sur lesquels il fera travailler ses hommes lors de l’entraînement de lundi.

Dans le cas où il ne parviendrait pas à redresser cette situation, le Canadien devra absolument se fier sur son attaque et sur son gardien pour parvenir à se qualifier pour les séries éliminatoires et espérer franchir le premier tour.

Samedi, Jakub Dobes a fait le travail. On peut lui reprocher d’avoir été faible sur le but de Scott Laughton, mais sans son brio, les Montréalais n’auraient pas trop eu le cœur à la fête et, ce matin, ils se feraient chauffer les fesses par les Bruins, actuellement huitièmes dans le classement de l’Association de l’Ouest.

Le Tchèque a effectué 36 arrêts. À quelques occasions, il a sorti ses coéquipiers du pétrin. Ce fut le cas face à Anze Kopitar, qui a profité d’une zone neutre totalement ouverte pour se faufiler entre les deux défenseurs du Canadien.

Il l’a également fait aux dépens d’Alex Turcotte à l’aide d’un déplacement latéral bien calculé lors d’une attaque en surnombre.

Slafkovsky solide sur ses patins

À l’autre bout de la patinoire, c’est Juraj Slafkovsky qui s’est occupé de l’attaque. Le gros ailier a inscrit deux buts dont l’égalisateur, en plus de se faire complice de celui de Nick Suzuki, qui allait se révéler être celui de la victoire.

« On a commencé à envoyer des rondelles profondément dans leur territoire et à les récupérer. On changeait le jeu de côté et demeurait beaucoup plus en contrôle de la rondelle », a-t-il expliqué.

Son premier de la soirée lui a permis de devenir le premier joueur de l’histoire du Canadien à enregistrer trois saisons d’au moins 50 points avant l’âge de 22 ans.

En passant, sur ce but, il a utilisé la totalité de ses 225 livres pour battre de force Scott Laughton et se rapprocher du filet avec la rondelle. Il avait réalisé une manoeuvre semblable, plus tôt dans le match, mais Darcy Kuemper avait eu le dernier mot.

Voilà autant de preuves qui démontrent que le Slovaque a grandement bénéficié de son séjour en compagnie d’Oliver Kapanen et d’Ivan Demidov. Dans sa vie d’avant, il aurait probablement cherché à faire une passe à l’un de ses compagnons de trio et le jeu aurait avorté.


© TVA Sports