Caufield fait encore sauter le Centre Bell |
On va faire attention pour ne pas tomber dans le cliché de la victoire la plus importante de l’année. Déjà que le Canadien nous rabat les oreilles depuis deux semaines en arguant, avant chaque match, qu’il s’agit du plus important de la saison.
N’empêche que, au terme de la campagne, ce gain de 7 à 3 face aux Islanders de New York s’approchera assurément du sommet. C’était le genre de soirée où, advenant une défaite, le Tricolore aurait pu se retrouver en dehors du portrait des séries éliminatoires pour la première fois depuis un bon bout de temps.
Quatre jours après avoir soulevé le Centre Bell en donnant la victoire au Tricolore face aux Bruins, en prolongation, le numéro 13 a fait voler chapeaux et casquettes en enregistrant un tour du chapeau.
Au retour de Caufield sur la patinoire pour célébrer son titre de première étoile du match, on aurait juré que les 20 962 spectateurs étaient encore dans l’amphithéâtre tellement l’ovation fut bruyante.
« Ce n’est pas le genre de soirée que tu vis tout le temps, a-t-il indiqué à propos des acclamations de la foule. Et ce soir, la rondelle semblait avoir des yeux. »
Un autre samedi inspirant, donc, pour l’Américain qui affiche maintenant 43 buts au compteur. Personne chez le Canadien n’avait marqué plus de 40 buts en une saison depuis les 51 de Stéphane Richer lors de la saison 1989-1990.
La marque des 50 buts a beau approcher, ce n’est pas ce qui habite l’esprit du franc-tireur.
« C’est plus dans le tien » , a-t-il lancé au collègue qui lui a posé la question.
Caufield a ajouté des passes sur chacun des deux buts de Juraj Slafkovsky. Au passage, le Slovaque a établi un record d’équipe en inscrivant un 26e but en supériorité numérique avant d’avoir atteint l’âge de 22 ans.
Suzuki a ajouté quatre passes à sa fiche pour porter son total de points à 85.
Les hommes de Martin St-Louis ont remporté une victoire sans équivoque. Toutefois, à mi-chemin de la deuxième période, ça ne semblait pas si évident. Au cours de cet engagement, les Montréalais ont mis 13 mins 24s avant de mettre à l’épreuve Ilya Sorokin une première fois.
Jusque-là, les gars en rouge se faisaient brasser le pommier de temps en temps. On ne faisait pas de quartier à personne du côté des Islanders. Même Suzuki et Lane Hutson en ont pris pour leur rhume.
À la défense du capitaine
Le Canadien a su demeurer maître de ses émotions et a fini par répliquer avec son attaque. Reste à voir si, dans une série 4 de 7, ça pourra tenir.
Au moins, il a démontré une belle unité, surtout quand Mathew Barzal, pour une raison mystérieuse, a voulu s’en prendre à Suzuki, allant même jusqu’à jeter ses gants, avec un peu plus de cinq minutes et demie à écouler au match.
Le reste du groupe, Kaiden Guhle en tête, s’est rapidement porté à la défense du capitaine.
« J’ai vu des gants sur la glace et ce n’était pas ceux de Nick. C’était instinctif, a raconté le défenseur à propos de sa réaction. À ce moment, on menait 6 à 3. Personne n’avait besoin de se battre. Surtout pas lui. »
Avec 13 matchs à disputer à la saison régulière et la parité dans le classement, c’est le genre d’événements qui pourraient survenir souvent d’ici la fin du calendrier.