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Mais qu’est-ce que n’a pas mangé Josh Anderson ?

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10.03.2026

Comment est-ce possible que Josh Anderson n’ait aucune mise en échec lors des deux derniers matchs ?

Non, ce n’est pas facile pour les gardiens. Les défenseurs connaissent aussi des soirées compliquées. Brendan Gallagher et Philip Danault ne sont plus des jeunesses. Mais un autre gars qui n’est vraiment pas à la hauteur, à mon avis, c’est Josh Anderson.

Oui, c’est un joueur qui se lève dans les moments importants. Mais il est temps qu’il embraye. C’est déjà important, à moins que le CH veuille se contenter d’entrer en séries de justesse.

Je l’admets. Je n’étais pas un grand un fan d’Anderson avant.

Ça me faisait capoter qu’un gars aussi bon soit aussi moyen.

Quand il arrive en échappée, je peux aller me chercher une bière en me disant que je ne vais pas rater grand-chose.

Et à un moment donné, j’ai réalisé qu’il n’était simplement pas le joueur que Marc Bergevin avait vu en lui donnant 5,5 M$ durant 7 ans (c’était énorme ce montant en 2020).

Ce n’est pas de la faute à Anderson. En arrivant avec ce gros contrat, le CH semblait s’attendre à un attaquant de puissance capable de faire plein de points. On l’a placé sur le premier trio et sur l’avantage numérique. Certains le comparaient à Stéphane Richer.

Ç’a été une catastrophe. Il a été un des attaquants les moins productifs de toute la ligue par minute jouée sur le jeu de puissance.

Mais Anderson, lui, n’a jamais rien demandé. Il a connu des saisons de 19 et 27 buts à Columbus avant d’arriver à Montréal. Il les a faits tous ces buts, mais il faut souligner qu’un certain Artemi Panarin l’avait aidé.

Même dans le hockey junior, Anderson n’a jamais marqué 30 buts. À sa dernière saison, il a fait 51 points.

Bref, quand on regarde son parcours, on comprend qu’il a tout de même une belle carrière. C’est un choix de 4e ronde et il a déjà joué 672 matchs dans la LNH. C’est tout un exploit.

Et c’est un soldat parfait pour aider ton club à gagner.

On l’a tellement vu en séries l’an dernier contre Washington.

Il a été un des joueurs les plus importants des deux équipes durant cette série.

En cinq matchs, il a distribué 26 mises en échec. C’est énorme.

Tom Wilson en a donné 51 en passant, mais lui, il est dans une autre ligue directement venue des ténèbres.

Une maudite chance qu’Anderson était là. Ça en prendrait plus des gars comme lui. Si Arber Xhekaj était meilleur au hockey, ça aiderait.

Je me disais que cette année, après avoir été sur toutes les lèvres pour son jeu fascinant en séries, il allait retrouver cette identité.

C’est-à-dire, un attaquant pas si habile, mais qui frappe tout le monde, qui patine, qui lance et qui réussit à passer là où ça ne devrait pas passer. ù

Bof. Pas vraiment. Il ne produit pas. Mais on s’en fou un peu.

Ce qui me dérange davantage, c’est qu’il a moins de deux mises en échec par match. Il y a 83 attaquants dans la LNH qui ont donné plus de mises en échec que lui, dont des gars comme Joe Veleno et Zachary Bolduc.

Il fait 1,3 tir par match cette saison. Ça le place au 207e rang sur 231 parmi les attaquants de la ligue. C’est pouiche pour un gars aussi rapide qui est capable de se faire de la place en entrée de zone.

Pour soutirer la rondelle à l’adversaire, Cole Caufield l’a fait trois plus souvent que lui cette saison. C’est aussi anormal, à mon sens.

Le Canadien a besoin de Josh Anderson. Quand on a besoin d’un but, moi, j’attends deux choses : que le trio de Suzuki soit reposé et retourne sur la glace ou un avantage numérique.

Il faut que le gros ailier vienne créer plus d’étincelles.

Il a 8 points depuis le 1er janvier, en 23 matchs.

Il n’a pas distribué une seule mise en échec lors des deux derniers matchs.

Il n’aide pas assez son équipe.

Et Martin St-Louis doit voir la même chose. Anderson jouait des 16 et des 18 minutes avant les fêtes. Ce n’est pas arrivé depuis. Il est limité à 10 minutes quand ce sont des matchs offensifs, comme contre les Sharks la semaine dernière.

Si le Tricolore veut faire un bout de chemin après n’avoir rien fait à la date limite des transactions, il faudra qu’Anderson retrouve l’identité qui le déguise en joueur d’impact. Sinon, son utilité se compare du vélo stationnaire dans mon salon qui sert de patère.

-Avec l’aide des statistiques du site Moneypuck.


© TVA Sports