Les Québécois disparaissent de la crème du hockey

Pour la première fois de l’histoire de la LNH, en 108 ans, aucun Québécois ne risque de se retrouver parmi les 100 meilleurs pointeurs de la ligue.

C’est pourtant arrivé 101 fois qu’un Québécois réussisse à se hisser parmi les 25 meilleurs pointeurs. Depuis trois ans, personne n’a atteint le top 50.

Pierre-Luc Dubois a terminé au 87e rang en 2023; Jonathan Marchessault, au 53e en 2024; puis Dubois, encore, au 64e rang l’an dernier. Avant ça, Jonathan Drouin avait été le meilleur Québécois en terminant au 77e rang en 2017. Cette année risque d’être la pire de l’histoire. Personne ne sera dans le top 100. Rappelons qu’il y a seulement un Québécois avec Équipe Canada junior. Aux Jeux olympiques à Milan, il n’y aura pas de Québécois. Et ce n’est pas une injustice.

Historiquement, il y a presque toujours eu un Québécois qui se faufilait parmi les joueurs les plus productifs au monde.

80 fois, il y avait même un Québécois dans le top 10.

Ce top 10, il y a seulement Jonathan Huberdeau qui l’a rejoint lors des 10 dernières années.

On peut imaginer qu’avec les Joe Malone, Maurice Richard, Guy Lafleur, Mario Lemieux, Marcel Dionne, Luc Robitaille et Martin St-Louis, c’est un peu normal que le Québec ait toujours réussi à se hisser au sommet.

Mais on réalise que, même lors de certaines périodes creuses ou lorsque les plus grands joueurs étaient blessés, d’autres venaient s’imposer, comme Claude Provost, Éric Dazé, Patrice Bergeron, Simon Gagné ou même Mike Ribeiro.

Comprenez-moi bien, ce n’est pas parce qu’un joueur de hockey n’est pas dans le top 50 des meilleurs pointeurs de la LNH qu’il n’est pas un hockeyeur d’élite.

Ce serait malhonnête de dire que les Québécois ne sont plus parmi l’élite mondiale. Ils continuent de réussir à jouer dans les meilleures ligues au monde aux quatre coins de la planète. Mais parmi la crème de la crème de la crème de la crème, c’est là que l’on constate qu’on disparaît, et ça, de façon assez fulgurante.

Mon opinion est aussi valable que la vôtre pour expliquer tout ça. Je crois que la mondialisation du hockey permet à plusieurs pays de s’inviter dans la fabrication de meilleurs joueurs au monde. Aux États-Unis, en Allemagne et en Suisse, notamment, le hockey est en très forte progression, par exemple.

Mais il faut aussi se regarder dans le miroir. Est-ce qu’on l’a échappé au Québec? Est-ce seulement la faute des autres? Pas sûr.

J’ai fait le même exercice avec l’Ontario. En 108 ans, un Ontarien s’est hissé parmi les 50 meilleurs pointeurs de la ligue... 108 fois.

99 fois, un Ontarien a été dans le top 5. La pire année pour l’Ontario, ç’a été en 1999-2000, lorsque Brendan Shanahan a terminé au 11e rang. Autrement dit, les Ontariens nous sacrent une volée à ce chapitre.

Voyant très bien que le problème s’aggrave, Hockey Québec lancera, à partir de l’année 2027-2028, une ligue comprenant les 200 joueurs les plus........

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