Tout le monde a l’air fou grâce aux Blues

Colton Parayko a officiellement refusé de passer aux Sabres. Catastrophe pour le beau projet de renaissance à Buffalo. 

Ils vont s’en remettre, mais non sans heurt. Les gars en place qui ont accepté le projet Kekäläinen-Bergevin-Ruff se donnent comme s’il n’y avait aucun lendemain depuis décembre.

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Subitement, ils se trouvent laids. Ils viennent de se faire rappeler qu’en dépit de leurs nombreuses victoires, ils ne sont pas attirants.

Ils viennent tous de perdre deux pouces et 20 livres. La faute à qui ? À l’organisation des Blues qui a « pissé » la rumeur Parayko dans le but de mettre de la pression sur le grand défenseur droitier et sa garde rapprochée.

Buffalo a l’air fou, Parayko itou. Clairement, ce gars-là ne peut plus sentir son organisation actuelle et on le comprend.

Un beau gâchis qui devient une remarquable opportunité pour le Canadien. Les Sabres payaient un fort prix pour les services de Parayko. Un choix de premier tour et l’espoir de premier plan Radim Mrtka.

Vous me voyez venir. Le Canadien peut et doit payer David Reinbacher et un choix de premier tour conditionnel pour les services de Parayko.

Je pense que le grand défenseur accepterait de se joindre au projet du Canadien. Je vois mal le CH ne pas battre l’horloge de son grand plan en sacrifiant Reinbacher pour Parayko.

À moins que l’amour inconditionnel que Jeff Gorton et Kent Hughes semblent porter à leurs joueurs ne les aveugle au point de balayer du revers de la main une opportunité réelle de faire un bout de chemin en séries.

L’émergence de Bryce Pickford à Medecine Hat, cette année, devrait convaincre l’état-major de plonger avec Parayko, à qui il reste quatre autres saisons à 6,5 millions $ chacune.

Le Canadien risque de s’approcher de la barre des 300 buts marqués cette saison. Mais il pourrait aussi en accorder 250, ce qui assassine la première statistique.

Lorsqu’elles ont des attaques redoutables, les équipes vraiment ambitieuses s’assurent d’un devoir impeccable en défensive.

Les clubs champions sont aussi ceux qui excellent en désavantage numérique. Le Tricolore en arrache avec à ce jour une efficacité de 76.5 %, ce qui est bon pour le 27e rang de la ligue.

On nous disait pourtant que l’arrivée de Phillip Danault aurait pour effet d’aider l’équipe à court d’un homme.

L’occasion manquée du jour

Ce qui m’amène à Nicolas Roy. Le prix payé par l’Avalanche pour l’obtenir est très raisonnable à mon avis. Colorado protège son premier choix top 10 de 2027 et le choix de cinquième tour n’a d’égal qu’un paquet de gomme « Juicy Fruit ».

Tout cela pour un centre de six pieds et quatre pouces et 215 livres, gagnant de la coupe Stanley en 2023 dans un rôle important.

Apportez le lunch, on va avoir un débat si vous n’êtes pas d’accord pour dire que Nicolas Roy serait le centre de deuxième trio du Canadien vendredi soir à Anaheim.

Lorsque la liste des blessés s’est allongée à Vegas, en 23-24, on n’a pas hésité à confier le pivot du deuxième trio au grand Abitibien et il a répondu présent. Roy a du hockey dans le nez et entouré de Slafkovsky et Demidov, il aurait fait tout un job, en plus de stabiliser l’équipe à court d’un homme.

Il se présente tous les soirs, contrairement à notre autre six pieds quatre pouces en attaque, Kirby Dach.

Il y a de ces transactions qui sont annoncées et qui me fâchent. Le Canadien a raté une superbe occasion avec Roy. Peut-il se reprendre avant 15h vendredi ? Parayko serait une belle façon de calmer la gronde.


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