Le jeu des prédictions est toujours hasardeux |
La vraie saison de hockey, celle qui fait vibrer tout le Québec, commencera ce weekend et le Canadien y sera entré par la grande porte.
Le jeu des prédictions est toujours hasardeux. En septembre dernier, pour le compte du « Journal de Montréal », je plaçais le Canadien troisième de l’Atlantique.
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Bon, je mettais les Sabres huitièmes et bons derniers, mais le Lightning y était premier et les Panthers, hors des séries. Au final, 10 équipes que je plaçais en éliminatoires y seront. Disons que j’ai évité la catastrophe.
Là où c’est devenu intéressant, c’est le 6 octobre, deux jours avant le premier match de la saison du CH. Mon billet de saison publié dans le journal titrait : « la saison du Canadien en dix questions clés ».
La première de dix concernait Lane Hutson : suivant ses 66 points et son trophée Calder, pouvait-il en amasser au moins 73 et, qui sait, une nomination au trophée Norris ? Il a surpassé ce total et s’il n’est pas dans la course au Norris, ce sera un blasphème.
Deuxième question : combien de buts pour Cole Caufield ? À plus ou moins 39, je répondais sans hésiter « plus ». Deux en deux.
Troisième question : Nick Suzuki pouvait-il encore progresser offensivement suivant son sommet de 89 points ? Je disais qu’il allait devenir le premier homme de 100 points ou mieux du CH depuis Mats Naslund et qu’en l’absence de Sacha Barkov, le trophée Selke était envisageable.
Quatrième question : combien de points pour Juraj Slafkovsky ? Ma réponse : « assurément plus que les 51 de la saison passée s’il commence la présente en même temps que tout le monde »... mais je le voyais difficilement dépasser les 56 points. Ma foi n’était pas inébranlable envers « Slaf ».
À la cinquième question, combien de départs pour Samuel Montembeault ? J’en souhaitais moins que les 62 de 24-25, mais jamais à ce point-là. C’est finalement Jakub Dobes qui a répondu à cette question.
Sixième question : combien de matchs d’adaptation pour Noah Dobson ? Pas plus de dix pour que notre saison décolle. Ça s’est avéré.
Septième question : combien de matchs avant de voir Ivan Demidov sur le premier jeu de puissance ? Ma réponse : moins que pour Hutson en 24-25, sans quoi le coach va coûter le trophée Calder à son jeune attaquant.
Huitième question : est-ce que Patrik Laine va terminer la saison avec le Canadien ? Si la réponse devait être « oui » c’est que le Finlandais allait en mettre 30 dedans, mais pour le bien du club, j’écrivais qu’il valait mieux que la réponse soit « non ». Laine n’aura disputé cinq matchs avant de prendre congé définitivement du chandail bleu-blanc-rouge.
Neuvième question : combien de matchs avant de faire éclater le premier trio ? Je disais que pour le bien du collectif, il fallait trouver un meilleur équilibre et que confier la mission à Slafkovsky de faire décoller le deuxième trio serait un défi plus qu’une rétrogradation.
Enfin, dixième question : combien de matchs avant de voir « Gorton, Hughes & associates » compléter une transaction afin d’acquérir un deuxième joueur de centre ? Tant que ça allait fonctionner, les architectes ne bougeraient pas, mais j’estimais qu’un départ lent allait les forcer à y mettre le prix. Clairement, ils n’ont pas eu à le faire. Sauf que la blessure à la cheville de Michael Hage leur fait probablement regretter les transactions avortées du 6 mars dernier.
En résumé, avec huit bonnes réponses sur 10 questions, le constat est la réussite du Canadien qui entre en séries avec confiance. Tout est possible dans l’Est.
Si vous en doutez, c’est écrit au bas de ma colonne de prédictions de la saison 25-26 du « Journal de Montréal » : le Canadien sera en finale de la Coupe Stanley contre les Golden Knights de Vegas. St-Louis contre John Tortorella et Dom Ducharme, avouez que ce serait parfait !