Canadien : une défense disloquée
Le système d’alternance des gardiens se poursuit chez le Canadien, mais exclut la troisième roue du carrosse, Samuel Montembeault.
Le coach a perdu confiance en Montembeault, parions que les joueurs aussi. Ce sera certainement objet d’un prochain billet de saison.
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La situation devant le filet me dérange moins que celle en défensive. Martin St-Louis a beau dire qu’il se soucie peu des conventions, lui qui possède le meilleur siège pour regarder les matchs ne peut pas être aveugle devant ce qui crève les yeux.
Sa brigade est disloquée et la composition de Martin en est en partie responsable.
Comment réagiraient des gars comme Cale Makar ou Quinn Hughes si leur entraineur les plaçaient du côté opposé à la ligne bleue ?
Lane Hutson ne dit rien, il consent, il encaisse et il laisse tout sur la glace. Avec une marge d’erreur augmentée, il se rend coupable de mauvaises assignations qui coutent des buts à son équipe.
Fier compétiteur, Hutson est son juge le plus sévère. C’est un jeune joueur qui veut être meilleur chaque jour. Qui s’impose une pression de performance bien au-dessus de la moyenne des jeunes talents de la Ligue nationale.
Le travail du coach devrait consister à le rassurer tout en augmentant les perspectives de réussites de son club.
Ça commence par remettre Hutson de son côté fort et naturel, le gauche. Non seulement il y est plus à l’aise en possession de rondelle, mais il y défend aussi beaucoup mieux.
C’est ce qui a été fait pour mardi soir, mais avec Jayden Struble à sa droite, une hérésie. Qu’est-ce Martin n’aime pas dans le jeu d’Alexandre Carrier pour le cloîtrer sur la troisième paire de défense à droite ?
Je comprends qu’il s’agit de la chaise idéale pour Carrier, mais d’ici à ce que s’élève un espoir droitier ou qu’une acquisition d’un bon vétéran soit faite au repêchage, Carrier est la meilleure option sur le flanc droit d’Hutson.
Au fait, je maintiens que le Canadien doit et va rappeler David Reinbacher de la filiale de Laval.
Si tout le bien de Reinbacher que disent Pascal Vincent et les observateurs avertis du Rocket est véridique, alors le cinquième choix total de l’encan de 2023 se doit d’être rappelé sans plus de délais.
« Un défenseur mets plus de temps à se développer. »
Cette phrase est tirée d’une autre époque. On ne compte plus les défenseurs de 20 ans qui graduent dans le circuit Bettman pour y jouer un rôle immédiat.
C’est encore plus vrai pour un choix top 10 d’un encan amateur, à moins que Reinbacher ne soit un caillou dans le patin de la direction du Canadien, comme Simon Nemec choisi deuxième total par les Devils en 2022 et qui ne décolle toujours pas.
Reinbacher a 21 ans, il est encore tôt pour conclure quoi que ce soit dans son cas, surtout qu’il joue enfin une saison ressemblant à une campagne complète chez les pros en Amérique.
En même temps, peut-il faire pire que Xhekaj ou Struble, à qui St-Louis offre bien peu de minutes de jeu ?
Il me semble qu’une troisième paire composée de Guhle et Reinbacher ne serait pas gênante.
L’Autrichien vient de changer d’agence et est désormais un client de Quartexx, l’ancienne firme de Kent Hughes. Voilà qui ne nuira pas au canal de communication.
On vante l’intelligence au jeu et le coup de patin élégant et versatile de Reinbacher, deux qualités essentielles à essayer de survivre dans les schémas défensifs de Martin.
Ses six pieds trois pouces ne risquent pas de faire peur à beaucoup d’adversaires, mais s’il peut juste défendre avec efficacité, ce sera ça de pris.
