Deux statistiques renversantes sur Jacob Fowler
La tenue de Jacob Fowler, en fin de match contre les Sénateurs d’Ottawa, mercredi soir, a été très révélatrice sur le genre de compétiteur qu’il est. Mais, il y a plus que ça. J’ai compilé deux statistiques particulièrement révélatrices afin de comprendre l’impact du jeune gardien avec le CH, et la comparer à celles de Jakub Dobes et Samuel Montembeault. Le résultat est frappant.
Évidemment, tout le monde a vu le calme avec lequel Fowler s’est comporté contre les Sénateurs, quand ça chauffait. Il était calme, posé et rien ne semblait pouvoir l’ébranler. Ça détonnait, je dois le dire, du langage corporel auquel nous ont habitué Dobes et Montembeault.
Ceci étant dit, soyons prudents avant de le comparer à Carey Price. Il n’a quand même que 11 matchs dans la LNH derrière la cravate.
Le moins que l’on puisse dire, toutefois, c’est qu’il a été en mesure d’avoir un impact lors de la majorité de ces présences dans la grande ligue, jusqu’ici.
Un gardien qui ferme la porte
Je me suis tout d’abord attardé au jeu des trois gardiens du Canadien en troisième période, depuis le début de la saison.
Pourquoi le troisième tiers précisément ? Parce qu’il s’agit de l’engagement où un compétiteur veut fermer la porte et ce, peu importe le résultat du match. Ton équipe mène ? Tu veux mettre le couvercle, emballer ça et repartir avec les deux points. Tu tires de l’arrière ? Tu ne veux rien donner pour offrir une chance à ton équipe de revenir. Le pointage est égal ? Tu veux avoir le dessus sur ton vis-à-vis.
Bref, c’est là que tu reconnais les gardiens qui font réellement le travail.
Voici donc le rendement des trois gardiens du Tricolore en troisième :
Fowler : cinq buts accordés sur 92 tirs pour un pourcentage d’arrêts de 0,946
Dobes : 27 buts sur 282 tirs (0,904)
Montembeault : 30 buts sur 215 tirs (0,860)
Un pourcentage d’arrêts de 0,946, dans la LNH d’aujourd’hui, ça relève de l’élite de l’élite. Certes, l’échantillon est petit, mais il donne quand même une idée de l’impact de Fowler. Il ne faut pas, non plus, passer sous le silence le rendement de Dobes en troisième. Il a été excellent, lui aussi.
Le meilleur joueur en désavantage numérique ?
Je me suis ensuite attardé au travail des trois gardiens alors que le Canadien évolue en désavantage numérique. Pourquoi ? Parce qu’on répète sans cesse, avec raison, que ton gardien se doit d’être ton meilleur joueur dans ce genre de situation. Alors, qu’en disent les chiffres ?
Fowler : pourcentage d’arrêts de 0,869
Ceux qui lisent régulièrement ma chronique connaissent mon opinion sur l’importance du désavantage numérique en séries éliminatoires. Présentement, cette facette du jeu, chez le Canadien, fait défaut. Si Fowler maintient ces chiffres, le CH ne pourra qu’en bénéficier.
D’ailleurs, si cette chronique visait évidemment à illustrer l’impact de Fowler, j’aimerais quand même préciser qu’il ne faut pas écarter Jakub Dobes de l’équation puisque, malgré tous les défauts qu’on lui reproche, il fait le travail comme peu à travers la LNH, cette saison.
J’ai comparé le pourcentage de points récoltés par les gardiens avec celui de leur équipe respective afin d’avoir une idée d’à quel point un gardien fait gagner son équipe.
Par exemple, le Canadien affiche un pourcentage de 0,641 jusqu’ici, tandis que celui de Dobes s’élève à 0,742. Cet écart de plus d’un dizième (0,101) le classe parmi les cinq meilleurs dans la LNH.
Montembeault, lui ? Il est à -0,161.
Il ne faut pas se demander pourquoi l’organisation a cru bon de rappeler Fowler de Laval...
Le jeu à cinq contre cinq du Canadien lors des deux derniers matchs a été à point. Il a remporté par la marque de 2 à 1 chacune des deux dernières confrontations à forces égales (ce qui n’inclut pas le 4 c. 4 ou la prolongation).
Arber Xhekaj dans les gradins face aux Sénateurs d’Ottawa ? Je dois avouer que je ne la comprends pas. Par contre, l’entraineur a gagné son pari puisque la victoire donne toujours raison !
