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Prise 2 pour la Canadienne Gillian Robertson

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11.03.2026

Imaginez prévoir vos vacances de rêve... 

Travailler de longues heures en temps supplémentaire pour payer le billet d’avion et l’hôtel, effectuer des recherches exhaustives pour ne rien rater des plus beaux attraits touristiques à visiter, réserver dans les meilleurs restaurants et acheter de nouveaux maillots pour les longues journées à la plage. Puis, le matin de votre départ, alors que l’excitation est à son comble, votre agence de voyage vous contacte pour vous dire que votre voyage est annulé, sans remboursement possible.

C’est un peu ce qu’a vécu la combattante canadienne Gillian Robertson, en décembre dernier.

Après des semaines de dur labeur et une coupe de poids exhaustive, elle a appris à quelques heures d’avis que son duel contre Amanda Lemos, qui aurait pu la propulser en combat de championnat, était annulé.

« C’était juste après ma séance d’échauffement du matin et j’étais sur le point de me faire tresser les cheveux avant de me diriger vers l’amphithéâtre », se remémore Robertson.

« Mon agente m’a appelée et m’a dit qu’Amanda avait déclaré forfait. Ma première réaction a été de dire : « Ok, je pleure. » C’est tout ce que j’ai dit ! Honnêtement, j’ai eu l’impression d’avoir perdu pendant les semaines qui ont suivi. Le fait de ne pas avoir ce sentiment de victoire après un camp d’entraînement aussi long, je l’ai vécu comme une défaite. C’était vraiment difficile à vivre. »

La bonne nouvelle pour Robertson, c’est que son duel contre Lemos est demeuré intact et a été reporté de trois mois. Il est prévu en demi-finale du gala de samedi, à Las Vegas.

La moins bonne, c’est qu’elle a évidemment dû reprendre toute sa préparation.

« J’avais juste besoin de récupérer de la coupe de poids de la dernière fois », précise la Canadienne de 30 ans. « Je me suis octroyé une petite pause, puis j’étais de retour à l’entraînement. »

Est-ce qu’elle compte faire payer Lemos pour la vive déception qu’elle a vécue ?

« Je n’ai pas vraiment de ressentiment particulier envers Amanda. Je me sens prête à monter dans la cage et à faire ce que je comptais faire le 13 décembre dernier. »

Comble de l’ironie, Lemos avait dû se retirer du combat initial en raison d’un problème somme toute mineur : un feu sauvage ! L’herpès labial étant très contagieux, ce n’est pas surprenant que la commission athlétique ait décidé d’annuler le combat de manière préventive. Robertson demeure prête à toute éventualité à l’aube de la reprise des hostilités.

« Je suis inquiète car le stress peut provoquer l’apparition d’un feu sauvage. Si elle ne s’en était pas occupée la première fois, peut-être qu’elle ne s’en occupera pas non plus cette fois-ci ? »

À quatre jours du duel, celle que l’on surnomme Savage essaie de ne pas trop penser à cette éventualité et se prépare à monter dans l’Octogone en quête d’une cinquième victoire consécutive.

À seulement 30 ans, la Canadienne compte déjà 19 combats à l’UFC et détient le record féminin pour le plus grand nombre de victoires par soumissions, avec sept.

Celle qui a fait ses débuts à l’UFC à 22 ans a véritablement grandi au sein de la plus grande organisation au monde.

« On m’a souvent comparée à Charles Oliveira, et je comprends bien pourquoi », raconte Robertson. « Il a connu quelques défaites en début de carrière, puis il est devenu champion la semaine dernière avec une performance incroyable pour la ceinture BMF. Je pense que c’est pareil pour moi : j’ai eu le temps d’apprendre sur la plus grande scène du monde et maintenant, j’ai tout compris et je suis prête à m’amuser. »

Classée 8e chez les poids pailles, Robertson est bien déterminée à se débarrasser de Lemos, qui pointe au 5e rang. Ses yeux sont rivés sur la ceinture détenue par la Brésilienne Mackenzie Dern.

Cette spécialiste du jiu-jitsu brésilien est d’ailleurs loin d’impressionner Savage.

« Je pense que je suis la meilleure combattante au sol de la catégorie des 115 livres et je l’ai prouvé avec mon record de soumissions. Je mérite le titre de meilleure grappler de la division devant Mackenzie », estime-t-elle.

« Avec une belle performance ce week-end, j’espère avoir l’opportunité de le prouver d’ici la fin de l’année. »

Duel de cogneurs en grande finale

La finale du gala de samedi, au META Apex de Las Vegas, met aux prises deux puissants cogneurs dans la division des poids plumes.

Le vétéran Josh Emmett, qui nous a offert l’un des K.-O. les plus terrifiants des dernières années contre Bryce Mitchell, voudra freiner l’élan du jeune Argentin Kevin Vallejos, auteur de 12 K.-O. en 17 victoires professionnelles.

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« J’ai travaillé avec mon ami Xavier Martinez qui est l’un des meilleurs boxeurs de Sacramento. Il a une fiche professionnelle de 17-1 », explique Emmett, qui tentera de mettre un terme à une série de deux revers.

« C’est un bien meilleur boxeur que Kevin et on a travaillé fort ensemble, donc je suis prêt ! »

À seulement 24 ans, Vallejos compte déjà 18 combats professionnels à sa fiche, dont trois à l’UFC. Au même âge, Emmett n’avait même pas amorcé sa carrière de combattant, ce qui en dit long sur l’évolution des arts martiaux mixtes au cours des dernières années.

« Quand j’étais jeune, je jouais au baseball, au basketball et au football américain », relate Emmett.

« Maintenant, les jeunes regardent l’UFC à heure de grande écoute et au lieu d’aller jouer au baseball mineur, ils veulent faire du MMA ou du jiu-jitsu. C’est génial puisque ça leur enseigne beaucoup de discipline et ça les aide à avoir confiance en eux. Plusieurs jeunes combattants ont grandi dans ce sport et connaissent du succès rapidement chez les pros. Je trouve ça génial ! »

Le passage du flambeau d’une génération à l’autre est inévitable dans tous les domaines, y compris en sports de combat.

À 41 ans, Emmett est de 17 ans l’aîné de son rival. Dans l’histoire de l’UFC, il est arrivé à 12 reprises que deux combattants avec une différence d’âge de 16 ans ou plus croisent le fer et le plus jeune l’a emporté à chaque occasion.

« Je n’étais pas au courant de cette statistique », avoue Emmett. « Et honnêtement, ça m’importe peu. On va se battre ce week-end et il y aura finalement une défaite à la fiche des plus jeunes. »

L’UFC Emmett-Vallejos vous sera présenté dans son intégralité sur l’application TVA+ (gratuit avec création d’un compte) et sur TVA Sports Direct, ce samedi dès 18h.


© TVA Sports