Joe Pyfer veut entrer dans la cour des grands

Dans la carrière d’un athlète, il y a parfois un point tournant. Une performance mémorable, un exploit réalisé à un moment crucial, une prouesse digne de mention. 

Un avant et un après...

Pour le combattant Joe Pyfer, ce point tournant pourrait bien survenir ce samedi, lors de l’UFC Seattle. Celui qui pointe au 14e rang chez les poids moyens obtient l’opportunité de faire un bond de géant au classement alors qu’il affronte l’ancien grand champion et vedette internationale, Israel Adesanya, classé 4e.

« Je me sens vraiment bien », assure Pyfer lorsque questionné sur son état d’esprit, à quelques jours du plus important combat de sa carrière. À VOIR EN VIDÉO PRINCIPALE

« Quelle belle opportunité d’affronter l’un des meilleurs au monde, l’un des plus grands de tous les temps, une légende de la division des poids moyens ! Je suis super excité et surtout très reconnaissant. »

L’Américain de 29 ans ne semble effectivement pas dépassé par l’ampleur du moment. Victorieux à ses trois dernières sorties, il affronte un Adesanya qui semble en perte de vitesse. À 36 ans, l’ancien champion a baissé pavillon lors de ses trois derniers combats.

« Je pense qu’il fait toujours partie des meilleurs au monde. On ne peut pas vraiment se fier sur ses trois défaites », assure toutefois Pyfer. « Il a notamment perdu contre deux champions, donc ce n’est pas comme s’il avait affronté des combattants de bas niveau. »

L’Américain de 29 ans voue un respect évident à son prochain adversaire. Est-ce plus difficile pour lui d’affronter une idole plutôt qu’un combattant que l’on déteste ?

« Non, pas du tout ! Honnêtement, je crois que ça ne change rien. Je vais juste là pour gagner, que je l’aime ou pas. Je pense même que ça me rend plus dangereux de l’apprécier, car je n’ai aucune pression. »

Un cogneur redoutable

Pyfer porte très bien son surnom de Bodybagz (une enveloppe pour cadavre). Parlez-en à Marc-André Barriault...

Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par UFC on TNT Sports (@tntsportsufc)

Une publication partagée par UFC on TNT Sports (@tntsportsufc)

En seulement sept combats à l’UFC, il s’est bâti une réputation de cogneur redoutable, lui qui a d’ailleurs mis la main sur un boni de performance lors de quatre de ses six gains au sein de l’organisation.

Pyfer est d’ailleurs convaincu que c’est ce qui lui a permis d’obtenir l’immense opportunité d’affronter Adesanya.

« Je ne pense pas être le plus méritant sur papier pour ce combat, mais je sais que je l’ai obtenu grâce à la manière dont je combats », croit-il.

« Les victoires avant la limite offrent plus d’opportunités. Personne ne veut voir des combattants qui gagnent toujours par décision. Ils veulent des combats spectaculaires ! »

« Je ne suis pas là pour longtemps, je suis là pour passer un bon moment, enchaîne-t-il. Je vais tout donner pour obtenir le plus de victoires avant la limite et le plus de bonis possibles. Je veux être un combattant spectaculaire et je veux que mon chèque de paie le reflète. »

Deux Canadiens en action

Le Britanno-Colombien, Lance Gibson fils, et l’Ontarien, Kyle Nelson, seront également en action ce samedi, à Seattle.

Sans tambour ni trompette, Nelson connaît les meilleurs moments de sa carrière, lui qui n’a qu’une seule défaite à ses six derniers combats (4-1-1). Ce week-end, le vétéran de 34 ans croisera le fer avec Terrance McKinney, un combattant qu’on pourrait qualifier de « kamikaze ». En effet, 21 des 24 duels de l’Américain n’ont pas dépassé le premier round.

« Il va tout donner dans les cinq premières minutes. Il aime envoyer des coups puissants, des genoux, des coups de pieds », analyse Nelson.

« Mais j’ai énormément confiance en ma défense, donc je ne m’inquiète pas trop qu’il me termine au premier round. Je tenterai de placer mes coups dans sa folie, ou alors je laisserai passer la tempête pour prendre l’ascendant en fin de premier round ou au début du deuxième. »

Le combattant de Huntsville en Ontario est confiant qu’une victoire le rapprochera du top 15 chez les poids légers. Quatre combattants canadiens (Gillian Robertson, Aiemann Zahabi, Loopy Godinez et Jasmine Jasudavicius) font déjà partie des classements et deux autres (Mike Malott et Charles Jourdain) pourraient y faire leur entrée au terme de l’UFC Winnipeg, le 18 avril prochain. On peut donc dire que le MMA canadien connaît une période faste.

« Ce sera impossible de surpasser l’ère de Georges St-Pierre, mais à l’époque, il n’y avait qu’une poignée de Canadiens à l’UFC », explique Nelson.

« Aujourd’hui, nous sommes plus nombreux et on commence tous à grimper ensemble dans les classements. On ne pourra jamais dépasser GSP, mais on va avoir cinq, six, sept Canadiens dans le top 10 de leur catégorie, et ça c’est incroyable pour le MMA canadien ! »

Ne ratez pas l’UFC Seattle, ce samedi, sur nos ondes. La carte sera présentée dans son intégralité sur TVA Sports 2, dès 18 heures.


© TVA Sports